Fédération du Rhône de la Libre Pensée

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Fédération du Rhône de la Libre Pensée

Repas fraternel : Tête de veau républicaine

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Le Samedi 21 janvier 2012 de 14 à 16 h, nous tenons notre première permanence de l’année (Assemblée de reprise des cartes).

mais aussi

Nous vous proposons de participer à notre repas fraternel et républicain de la Tête de Veau !

Dans la salle annexe du Café des Fédérations, 8 rue Major Martin Lyon 1er à partir de 12h

Menu à 19 € (apéritif - entrée, tête de veau, dessert) Vin non compris

S’inscrire avant mercredi 18 janvier (7 rue Major Martin) au siège de la Fédération ou par retour de courriel.

Affiche café des fédérations

 

Nouvel arrêt du Conseil d’Etat - Nouvelle atteinte à la laïcité : Nouveau cadeau à l’enseignement catholique

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Le Conseil d'Etat par un arrêt du 12 octobre 2011 vient de faire un nouveau cadeau à l'enseignement primaire catholique qui risque de coûter très cher au budget de beaucoup de communes.

L'arrêt rappelle qu'en application de la loi Debré, les communes contribuent aux dépenses des écoles privées sous contrat «  par référence au coût moyen d'un élève d'une classe équivalente dans les établissements de l'enseignement public, lequel doit prendre en compte les dépenses effectivement supportées par les communes pour assurer le fonctionnement de leurs écoles ».

Le Conseil d'Etat exige ainsi qu'aucune dépense ne soit écartée «  alors même qu'il ne s'agirait pas de dépenses obligatoires de la commune » et il juge que « les dépenses de la commune relatives au transport des élèves lors d'activités scolaires, à la médecine scolaire, en plus des dépenses assumées à ce titre par l'Etat, à la rémunération d'intervenants lors des séquences d'activités physiques et sportives et aux classes de découverte {...] devaient être prises en compte ».

La commune de Clermont-Ferrand se trouve condamnée en l'occurrence à verser à l'OGEC, organisme de gestion pour une seule école privée, l'école Fénelon, et pour les seules années scolaires 1997-1998 à 2000- 2001, en plus des 293 528, 04 euros déjà versés, la somme de 91 928, 20 euros, «  la somme portant intérêts et intérêts des intérêts ». Il s'agit d'une augmentation d'environ 30 % de la contribution de la commune au fonctionnement de l'école privée ! Une paille.

Combien de communes vont-elles devoir passer à la caisse ? Pour quelles sommes astronomiques ?

N'est-il pas évident que seule l'abrogation des lois anti-laïques pourra mettre fin au pillage des deniers publics au profit des écoles catholiques et aux dépens des écoles laïques ? Qu'en pensent les candidats aux prochaines élections ?

En attendant, nous pourrions enquêter auprès, au moins, des plus grosses communes du département comme celles de Lyon, Villeurbanne etc. pour estimer ce que pourrait leur coûter l'application de cet arrêt du Conseil d'Etat.

Marcel Picquier - 30 novembre 2011

Référence : Conseil d'Etat , 3ème et 8ème sous-section réunies, 12 octobre 2011, n° 325846  «  Commune de Clermont Ferrand ».

 

Victoire au Tribunal Administratif de Lyon

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Annulation des subventions de la Ville de Lyon et du Conseil Général à la Conférence des Eglises européennes réunie à Lyon au Palais des Congrès en juillet 2009

C'est un arrêt d'une grande portée – et pas forcément attendu dans le contexte actuel – qu'a pris le Tribunal administratif de Lyon en annulant les subventions à la Fondation protestante votées par le Conseil général (50000 euros) et la Ville de Lyon (48000 euros) pour l'organisation des rencontres des Eglises protestantes et orthodoxes réunies à Lyon du 15 au 21 juillet 2009 (« Conférence des Eglises européennes» ou KEK) avec la bénédiction de Philippe Barbarin.

On s'en souvient, le financement de la Conférence devait être complété, à l'origine, par une subvention équivalente de la Région. Mais le 8 juillet 2009, le Conseil régional repoussait cette proposition. Même parmi les groupes UMP, Centre, MoDEM et PS qui appelaient à la voter, on assistait à des défections. Une élue radicale déclarait : «Je suis contre la déviation de nos subventions à des associations cultuelles. » Car c'est bien de culte qu'il s'agissait. Nous écrivions alors dans l'An II : « Pour une rencontre aux enjeux purement "sociétaux", Christ ressuscité ne brillait pas spécialement par sa discrétion. Mais tout le monde l'a compris: le verbiage des élus avait pour but de dissimuler le caractère religieux des débats. (...) Tout était prévu pour que le robinet à subventions, une fois de plus, coule à flots. » Deux membres de la Fédération du Rhône déposaient, fin août, deux recours : contre le département et contre la Ville de Lyon. Le T.A. décidait la « jonction » des deux dossiers.
Le jugement est d'une limpidité cristalline. S'il a surpris, c'est qu'il va à l'encontre des recommandations du rapporteur public, lequel invitait les juges à faire preuve de « souplesse » et de « pragmatisme » dans l'application de la loi de 1905, en se référant aux arrêts du Conseil d'Etat du 19 juillet (où en effet la « souplesse » est poussée à l'extrême !).
Enfin, cette affaire est intéressante par les analogies qu'elle présente avec celle de Sant'Egidio (toujours en suspens devant le Conseil d'Etat). On peut s'attendre à ce que nos adversaires déposent un recours. En attendant, nous devons constater que l'esprit de la nouvelle « laïcité apaisée» d'inspiration cléricale et conforme au soi-disant « intérêt général » n'a pas encore partie gagnée.

Arrêt du Tribunal Administratif de Lyon notifié le 20 décembre 2011 (extraits)

(...) Considérant qu'aux termes de l'article 1er de la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Eglises et de l'Etat: « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public » ; que l'article 2 de cette loi dispose : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte (...) ;

Considérant que l'interdiction de subventionner un culte, qui s'applique à toute manifestation de nature cultuelle, ne se limite pas aux relations avec les associations cultuelles mentionnées au titre IV de ladite loi, mais concerne toute personne se livrant, fût-ce partiellement, à une activité de nature cultuelle ; qu'un tel principe exclut qu'une subvention publique soit accordée, directement ou indirectement pour la célébration de cérémonies organisées en vue de l'accomplissement, par des personnes guidées par une même croyance religieuse, de certains rites ou de certaines pratiques ;
Considérant(...) qu'il est constant que la Conférence des Eglises Européennes, dont la 13ème assemblée générale est organisée par la Fondation précitée du 15 au 21 juillet 2009 au Palais des congrès de Lyon, est une communauté oecuménique d'Eglises « qui confessent le Seigneur Jésus Christ en tant que Dieu et Sauveur selon les Ecritures, s'efforçant ainsi de réaliser ensemble leur appel commun pour la gloire du Dieu, Père, Fils.et Saint Esprit » ; et que le thème choisi pour cette session s’intitule « Appelés à une seule espérance en Christ » ; qu'il ressort des pièces du dossier que cette  assemblée générale ayant pour objet, non seulement des travaux de  réflexion sur des thèmes d’intérêt général tels que notamment le dialogue avec les institutions européennes, la mondialisation, la protection des réfugiés et la non-prolifération nucléaire, mais également et de manière prépondérante, d’une part, la célébration plusieurs fois par jour, dans les locaux du Palais des Congrès et à  l’initiative des organisateurs, de prières répondant aux rites du culte protestant, orthodoxe et anglican, et, d’autre part, de réunions consacrées au fonctionnement interne de la conférence des Eglises Européennes et à son développement; que, dans ces conditions, qu’'il s'ensuit, alors emême que cette manifestation présenterait un intérêt public local du fait de l’augmentation de la fréquentation touristique et du  rayonnement culturel de la ville de Lyon, que les subventions litigieuses ont été accordées pour l'exercice d'un culte ; que, dès lors les requérants sont fondés à soutenir que les délibérations des 8 et 12 juin 2009 ont méconnu les dispositions de l' article 2 de la loi du 9 décembre 1905 susvisée et, par suite, à en demander l' annulation ; DECIDE:
Article 1er : Les délibérations des 8 et 12 juin 2009 par lesquelles la ville de Lyon et le département du Rhône ont alloué respectivement 48000 euros et 50000 euros à la Fondation protestante française sont annulées.

Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. Jean PETRILLI, à M. Pierre GIROD, à la ville de Lyon, au département du Rhône et à la Fondation Protestante de France.

Simple mise au point concernant deux articles de presse

Dans le Progrès du 11 novembre 2011, le recours était présenté comme ayant été déposé par « deux militants » de l'Association des Libres Penseurs de France (ADLPF).
Le 20 décembre, cette affirmation était reprise sous la forme suivante : « Membres de l'Association des libres penseurs de France, les lyonnais Jean Petrilli et Pierre Girod » (suivaient des commentaires sur la victoire obtenue devant le T.A.).

  1. Etant moi-même l'un des deux requérants, je suis bien placé pour savoir que je ne suis pas membre de l'ADLPF !
  2. Les deux recours ont été déposés en 2009 par deux adhérents de la Fédération du Rhône de la Libre Pensée, et pas de l'ADLPF, qui n'existait pas dans le Rhône (Jean Petrilli, l'autre requérant, n'ayant rejoint l'ADLPF qu'à une date ultérieure).

P. GIROD, le 28 -12-2011

Mise à jour le Mercredi, 28 Décembre 2011 17:03
 

banquet républicain

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BANQUET REPUBLICAIN ET ANTICLERICAL DE LA LIBRE PENSEE DU RHÔNE

VENDREDI 22 AVRIL, A PARTIR DE 19 heures

VILLEURBANNE – Amicale laïque Antonin Perrin

14, rue A. Perrin (près Grandclément) – Ligne 1 (Blanqui-Tolstoï), ligne 11 (Arago)

Contre les interdits religieux

Les bourgeois, c’est comme des cochons… Aucune religion ne nous empêchera donc d’en manger !

Avec la participation de Sébastien Baylet et de son guitariste Patrice Rodrigues

Apéritif, entrées, saucisses d’Auvergne, fromage et dessert, café, vin

Le banquet sera également de faire le point sur les campagnes laïques et la préparation d’Oslo

bayle1

COMMENT S’INSCRIRE ?

Transmettez vos noms et prénoms par mail, téléphone ou courrier avant mercredi 20 avril au soir.

Règlement par courrier ou le soir du banquet pour les retardataires…

Renseignements à donner : Adresse et coordonnées téléphoniques ou électroniques et nombre de participants

Règlement par chèque de 15 euros par participant à l'ordre de : Libre Pensée du Rhône - 7 rue Major Martin 69001 LYON

Ou confirmation avant le 19 avril au soir par mail à :  librepensee69@orange.fr,

Téléphone (messagerie) : Jean-Louis : 04 78 68 52 88 - Pierre G : 04 78 24 88 80

Mise à jour le Samedi, 19 Mars 2011 19:19
 

Lettre aux candidats des élections cantonales du Rhône 2011

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Lyon, le 24 février 2011

Elections cantonales du Rhône 2011
A tous les candidats

Les réponses des candidats sont disponibles plus bas.

Monsieur, Madame,

Le Conseil général du Rhône a suivi depuis de nombreuses années une politique marquée par une ponction de crédits sur les fonds publics qui, à nos yeux,  sont autant d’atteintes graves au principe de laïcité.

Ainsi, en juin 2000, le total des subventions votées pour l’extension de la faculté catholique de Lyon dans les locaux de l’ancienne caserne Bissuel s’élevait déjà à 45 MF. Cette somme allait être doublée par la suite, après un nouveau montage financier décidé par les collectivités locales.

En 2005, une subvention de 300 000 euros était adoptée pour l’organisation des rencontres inter-religieuses « Sant’Egidio » (subvention qui fait toujours l’objet d’un recours devant le Conseil d’Etat, après émission de deux jugements contradictoires par le Tribunal Administratif de Lyon).

En 2008, au nom de « l’intérêt général », une subvention de 1 760 000 pour des travaux de réfection de la basilique était allouée à la « Fondation Fourvière »,  seule propriétaire du bâtiment qui n’a donc pas à être entretenu sur fonds publics, selon le principe de séparation défini par la loi de 1905.

Dans le même temps, année après année, ce sont des millions d’euros qui sont versés par le département à l’enseignement privé, essentiellement confessionnel (52 établissements sur 54).

Le 11 juin 2010, le Conseil Général du Rhône a voté une « aide individualisée » aux familles utilisatrices des cantines des collèges privés du Rhône sous contrat d’association.  Le montant de cette mesure s’élève à 600 000 euros. Nous observons que l’enseignement privé reste maître de définir les tarifs de restauration dans ses établissements, tarifs qui excèdent parfois largement le tarif de référence de 3, 90 euros défini pour les établissements publics.

Ces transferts de fonds publics vers l’enseignement privé traduisent une vision de la société en rupture avec la tradition républicaine d’égalité et de laïcité. Le vote du Conseil général du 11 juin dernier s’inscrit dans un contexte général de démantèlement de l’école publique et laïque, et des services publics en général, dans un esprit de mise en concurrence généralisée qui à plus à voir avec le monde de l’entreprise qu’avec  une école appelée à former des citoyens .

Nous vivons un moment-charnière.

Comme vous le savez sans doute, même  l’école privée hors contrat d’association bénéficie désormais de ressources nouvelles, avec la création de fondations reconnues « d’utilité publique », comme la « Fondation pour l’école » ou la « fondation Saint-Matthieu pour l’école catholique » qui permettent à leurs donateurs de bénéficier de réductions fiscales à hauteur de 75%.

Plus récemment, une rallonge budgétaire a été accordée à l’enseignement privé au détriment du public. La loi de finances 2011 a attribué quatre millions d’euros, soit 250 postes supplémentaires, à l’enseignement privé sous contrat, et a réduit en même temps les moyens de l’école publique. La diminution des effectifs d’enseignants (soit plus de 35 000 postes supprimés en 2009 et 2010 et encore 16000 postes pour 2011) affecte le public dans une proportion deux fois supérieure au privé.

Par ailleurs la loi Carle, emblématique de cette dérive, organise l’aide au privé sur le budget des communes. Nombreux ont été les élus et maires  – peut-être dans votre propre famille politique ! – qui se sont opposés à ce déni de démocratie en utilisant les moyens à leur disposition.

Mais peut-on en rester là ?

Vous êtes candidat(e) aux élections cantonales des 20 et 27 mars prochains.

Plus que jamais les citoyens attendent de leurs représentants des choix clairs, sans lesquels la démocratie n’est qu’une apparence. En matière de laïcité, il est devenu urgent de mettre ce principe en accord avec les choix politiques. C’est pourquoi nous vous demandons :

1)      Vous prononcez-vous  pour le maintien et le respect intégral de la loi de 1905?

2)      Considérez-vous que les dépenses publiques doivent être consacrées à la seule école publique, selon le vieux principe républicain « Fonds publics à l’école publique, fonds privés à l’école privée » ?

3)      Etes-vous prêt(e), si vous êtes élu(e), à voter contre toute subvention anti-laïque accordée au bénéfice d’une religion ou d’une institution scolaire privée, qu’elle soit ou non confessionnelle ?

Nous serons attentifs au contenu de votre réponse que nous ferons connaître, sous la forme qui nous paraîtra la plus adaptée, aux militants et citoyens attachés à la laïcité républicaine.

Quelle que soit votre position, nous vous remercions par avance de prendre le temps de nous répondre et vous assurons de toute notre considération.

Pour le Bureau de la Libre Pensée du Rhône

Les réponses

1  Andrée Giroudon Zelez canton de L'Arbresle (Front degauche)

Je réponds OUI aux 3 questions posées.

Les exemples que vous citez ne concernent qu'en partie le CG, en l'occurrence une partie des subventions, la réhabilitation des collèges privés, et la   restauration dans les collèges.
Et ces sommes versées par le CG sont déduites de ses compétences obligatoires,en particulier les transports et le domaine sanitaire et social. Si nous ne résistons pas, les assurances privées et les fonds de pension remplaceront la solidarité nationale.
Au nom de "l'équité" la dotation horaire élève est plus favorable dans l'enseignement privé, ceci n'étant pas du ressort du Conseil Général mais du Ministère EN.

Le démantèlement actuel des services publics, pour satisfaire les marchés financiers, conduit à de graves manques pour les utilisateurs selon leur revenuet leur lieu d'habitation.
Le service public d'éducation est menacé ; si la tendance continue, une éducation de qualité sera privée et pour ceux qui pourront la payer.
La loi de 1905 est mise à mal actuellement, dernier exemple hier : notre président parle des racines chrétiennes en France sur le parvis de la cathédrale du Puy en Velay, tandis que des manifestants pacifiques, bien"protégés" derrière des barrières par des CRS, se sont faits gazés et frappés!
Les acquis sociaux du Front Populaire, du Conseil National de la Résistance et ceux de 1982 sont en train de disparaitre.
Les élections cantonales ne sont pas que des élections locales mais sont bien politiques!

2  Claude Mouchikhine, candidat Europe Ecologie Les Verts, cantond'Irigny

J'ai reçu ce matin au courrier votre invitation à répondre à un certain nombre de questions qui, pour la Libre Pensée sont primordiales.

En préambule à ma réponse je tiens à affirmer que pour moi existe une distinction entre sphère publique et sphère privée au niveau confessionnel mais aussi au niveau social; la doctrine du "libéralisme" se rapprochant dangereusement d'une croyance irraisonnée. La République et donc les collectivités territoriales prennent en charge la sphère publique et ne devraient avoir aucune insertion dans la sphère privée tant que cette dernière reste conforme aux lois de la République.

Pour répondre à vos interrogations:

1/ La loi de 1905 fut une bonne loi en son temps, cependant elle fait preuve de faiblesses notamment dans la facilité qu'il peut y avoir à la contourner en prétendant culturelles des actions cultuelles. Elle présente également la faiblesse de considérer la religion chrétienne comme interlocuteur privilégié,(entretien des églises à charge des collectivités) alors qu'il n'en est pas de même des autres religions. OU il faut donner aux catholiques les églises pour qu'elles ne soient plus en charge des collectivités, ou il faut qu'elles soient   le lieu, non privilégier de la religion, ou se déroulent toutes sortes de manifestations auquel cas les symboles religieux doivent en être éradiqués pour devenir des lieux sociaux.
2/ Encore une fois je vais au-delà de votre proposition en affirmant à servicespubliques, dépenses publiques; à services privés, dépenses privées. Un autre exemple est le "grand stade de Décines" infrastructure privée qui,pour être desservie devra faire appel à des dépenses d'infrastructurespubliques. Si l'OL (société privée) veut avoir son stade le plus grand d'Europe ce n'est certainement pas une question d'intérêt général, mais bien une question d'intérêt privé, voire pire d'intérêt d'endoctrinement des foules.Alors, pour les écoles aussi que ceux qui choisissent de ne pas scolariser leurs enfants sous l'égide de la République l'assument complètement.Généralement ceux qui se réclament de l'initiative personnelle quand il ya des bénéfices à retirer et font appel à l'aide publique quand ils envisagent de dépenser moins ceux- là nient toute forme de solidarité et bien plus, à terme, toute idée de société.
3/ Je pense avoir fait état de ma position dans les deux questions précédentes,alors oui, si je suis élu, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir tout en restant dans un cadre légal et réglementaire pour limiter toute subvention ou financement publics de quelque nature que ce soit , à des organismes privés de toute nature. Je souhaite également que le cadre légal et règlementaire évolue au profit des solidarités et de l'action sociale, du bien commun, contre les"privilèges" contre la "privatisation" de la société dans son ensemble.

3 MatthieuChauvin, parti « Solidarité », canton d'Oullins

En PJ :la profession de foi de M. Chauvin « Un projet chrétien »

J'ai lu avec intérêt votre lettre et la longue liste des contributions financières du département à la vie des habitants du Rhône. J'ai le sentiment qu'il vous est difficile d'admettre que lorsqu'on aide une école on aide avant tout les parents des élèves et que devant la loi tout les parents sont égaux quelques soit leur religions. En effet la laïcité telle que je l'entend suppose que l'état s'intéresse aux habitants de ce pays parce qu'ils y vivent et pas en fonction de leur foi religieuse ou anti-religieuse. Une autre conception reviendrait à admettre qu'il y ait des sous-français et des super-français.
Ceux qui aurai une foi religieuse n'auraient droit qu'a peu de chose puisqu'on aurait toujours la crainte que les aides de l'Etat les soutiennent dans leur vie quotidienne et donc leur foi. Aux autres on pourrait donner beaucoup sans crainte d'aider une religion.

Je ne pense pas que vous vous reconnaissiez dans cette hypothèse jusqu'au-boutiste qui est l'aboutissement logique de certain discours sur la laïcité.

Voici mes réponses à vos questions;

1° Vous prononcez-vous pour le maintien et le respect intégrale de la loi de 1905 ?
Cette loi à été profondément amendé au cours du temps.
J'en retiens aujourd'hui que l'état Français est indépendant des religions. et qu'il ne traite pas les Français selon leur choix religieux. C'est conforme à la pensée sociale de l'Eglise qui inspire le parti Solidarité. Les missions del'Etat et de l'Eglise sont d'ordre différent. A l'Etat le soin du temporel à l'Eglise celui du spirituel. Il est évidemment souhaitable que les deux institutions, autonomes dans leurs compétences, puissent agir en bonne intelligence et en collaboration, puisque chez le citoyen comme chez le croyant, les dimensions physique, intellectuelle, affective, etspirituelle sont intimement liées.

La théocratie qui rassemble l'autorité temporelle et spirituelle n'est pas un modèle pour nous.
SOLIDARITE n'est pas un parti religieux, ne veut pas créer un état religieux,mais souhaite gouverner selon l'esprit de l'Evangile.

J'ajoute que la liberté conscience et de culte appartiennent à notre culture.

Dans cet ordre d'idée, il est indispensable que l'Etat garantisse la sécurité et la tranquillité des musulmans qui quittent l'Islam.

2° Considérez-vous que les dépenses publiques doivent être consacrées à la seule école publique, selon le vieux principe républicain "Fonds public à l'école public, fond privés à l'école privée" ?
L'Etat à rendu l'instruction obligatoire et gratuite. il la finance par l'impôt prélevé sur tout les Français. Il est donc normal que l'état finance de façon égale l'instruction de tout les enfants. Comme cet état est laïc et ne traite pas les Français en fonction de leurs choix spirituels, il n'a pas à se poser la question du choix spirituel de l'école. Dans la mesure ou le bien être des enfants, le respect de l'ordre public est sauf.

Est-à dire que l'état doit financer en aveugle. Sûrement pas.

Il est légitime que l'état fixe des objectifs à l'enseignement sous la forme de programmes et d'examens de validation des connaissances. Le Bac en est un exemple.
C'est pour cela qu'il existe des établissement sous contrat et hors contrat qui on reçu un agrément.
Pour Solidarité, les parents sont les premiers responsables de l'éducation de leurs enfants. L'Etat doit les soutenir dans cette responsabilité en leur permettant de choisir librement l'école de leur enfant. Cette liberté suppose entre autre que les questions financières ne soient pas discriminantes.
C'est pourquoi nous voulons mettre en place un forfait scolaire modulé selon les filières et le coût réel d'un élève.
Il est versé directement à l'établissement pour les enfants qu'il scolarise.

3° Etes-vous prêt, si vous êtes élu, à voter contre toute subvention anti-laïque accordée au bénéfice d'une religion ou d'une institution scolaire privée, qu'elle soit ou non confessionnelle ?
Il filtre à travers votre question une tentation totalitaire dans laquelle l'intelligence des enfants devrait appartenir à l'Etat et de libéralisme dur où chacun paie pour soi. Cela ne correspond absolument pas à ma vision de la société construite sur la solidarité et la liberté.
Il y a dans le canton d'Oullins une école Steiner. Les parents des élèves doivent pouvoir bénéficier du forfait scolaire. On parle là du primaire qui est hors des compétences du département.

4   Mohamed Rafed, « La Gauchec'est nous »

Votre courrier a retenu toute l'attention de notre équipe de campagne électorale quia été jusqu'à en débattre afin de vous donner une réponse aux questions que vous nos posiez.

1) Vous prononcez-vous pour le maintienet le respect intégral de la loi de 1905?
Notre réponse : "Oui sans aucune ambiguïté !"

2) Considérez-vous que les dépenses publiques doivent être consacrées à la seule école publique, selon le vieux principe républicain "Fonds publics à l'école publique, fonds privés à l'école privée ?

Notre réponse : sur le principe nous sommes tout à fait d'accord .

3) Etes-vous prêt(e), si vous êtesélu(e), à voter contre toute subvention anti-laïque accordée au bénéfice d'une religion ou d'une institution privée, qu'elle soit ou non confessionnelle ?

Notre réponse "Nous sommes entièrement d'accord pour voter contre toute subvention anti- laïque , cependant nous apportons un bémol concernant certaines écoles nouvelles qui aspirent à former des citoyens sans prosélytisme aucun ( Montessori, Steiner, Freinet ou d'autres de ce type ) .
Cependant il ne s'agit pas seulement d'être d'accord sur ce principe car,la loi oblige à financer des écoles privées sous contrat avec l'Etat.
Nous concernant il faudrait aller au-delà pour faire changer la loi."

Nous nous tenons à votre disposition et vous prions de croire en nossalutations les plus sincères !

http://gauchelyon5.over-blog.org

5   Eleni FERLET, candidateFRONT DE GAUCHE – Parti de Gauche, canton Lyon XIV

J'accuse réception de votre courrier du 24 févrierdernier et vous en remercie.

En tant que candidate FRONT DE GAUCHE – Parti deGauche, je vous réponds oui aux trois questions :

Oui nous nous prononçons pour le maintien et le respect intégral de la loi de 1905,

Oui nous considérons que les dépenses publiques doivent être consacrées à la seule école publique,

Oui si je suis élue je voterai contre toute subvention anti-laïque accordée au bénéfice d'une religion ou d'une institution scolaire privée, qu'elle soit confessionnelle ou non.

Sachez que cela fait clairement partie de notre programme ; d'ailleurs je vous invite à vous rendre sur notre site du Parti de Gauche dans lequel nous mettons en avant ces sujets.

Nous souhaitons promouvoir une laïcité intransigeante en abrogeant la loi Debré de 1959, la loi Carle de 2009 et en annulant aussi l'accord « Vatican – Kouchner ».

Notre volonté est de réserver les fonds publics àl'école publique au nom du principe universel de laïcité.

6  Michèle EDERY.candidate PS du canton de LAMURE/AZERGUES

J'ai bien reçu votre courrier et celui-ci appelle de ma part les réflexions suivantes:
- professeure à l'éducation nationale depuis 18 ans, je me revendique comme une laïque absolue voire intransigeante.
En ce sens je ne peux que partager votre point de vue. Je me bats chaque jour  au lycée pour faire respecter la laïcité et j'avoue que cela devient de nouveau un réel combat.
- adjointe au maire déléguée aux finances de SAINT-FONS je suis tout simplementscandalisée par l'obligation des villes à financer l'école privée y compris pour des enfants qui ne résident pas dans la commune et alors que  l'école publique souffre considérablement du manque de moyens et devient la victime d'une politique inacceptable dans nos quartiers : ex: suppression del'école maternelle, jardins d'éveil payants en remplacement... suppression de poste au collège et au lycée....
Je ne peux que souscrire positivement aux 3 questions que vous posez et ce sans aucune ambiguïté.
Si je suis élue je continuerai encore plus à défendre la laïcité et notamment dans le canton de LAMURE/AZERGUES où les établissements privés sont nombreux.
Très cordialement.

7    Jean Luc MAURY, candidat du Parti Ouvrier Indépendant, Canton de Villeurbanne-Centre »

Mesdames, messieurs, Vous avez bien voulu me questionner en tant que candidat sur ma position concernant cette question centrale qu'est laïcité alors que le gouvernement prétend ouvrir avec l'appui de l'UMP un débat dont l'objectif à peine voilé est de remettre en question la loi de 1905. Je vous en remercie. Je vous livre ci-dessous ma position qui est en pleine accord avec celle de mon parti, le Parti Ouvrier Indépendant.

1) Vous prononcez-vous pour le maintien et lerespect intégral de la loi de 1905?

Je me prononce non seulement pour le maintien de la loi de 1905, mais pour son respect intégral. Le Manifeste du Parti Ouvrier Indépendant déclare : « Avecle Parti ouvrier indépendant, nous vous invitons à combattre pour défendre et reconquérir dans notre pays une République véritablement fraternelle et laïque,une et indivisible, fondée sur l'égalité et la justice et la défense des 36 000communes. ». Tous ces aspects sont indissociables mais la loi de 1905 est un des piliers de la République.

2) Considérez-vous que les dépenses publiques doivent être consacrées à la seule école publique, selon le vieux principe républicain « Fonds publics à l'école publique, fonds privés à l'école privée »?

Militant ouvrier dans l'enseignement, ma conviction est celle exprimée par le Manifestedu Parti Ouvrier Indépendant: « Le parti ouvrier indépendant se prononce pourla République une, indivisible et laïque, pour la défense de la laïcité institutionnelle opposée à toute forme de communautarisme, dans le cadre de la stricte séparation des Eglises et de l'Etat, conformément à la grande loi  républicaine du 9 décembre 1905. En matière scolaire, il agit notamment pour l'application permanente du principe du mouvement ouvrier et démocratique : « Fonds publics à l'école publique, fonds privés à l'école privée ». Face à la tentative de mise en place des EPEP (Etablissements Publics d'Enseignement Primaire), le parti ouvrier défend l'école publique communale, laïque et obligatoire, et se prononce pour le retour à la gratuité de l'enseignement. »

3) Etes-vous prêt(e), si vous êtes élu(e), à voter contre toute subvention anti-laïque accordée au bénéfice d'une religion  ou d'une institution scolaire privée, qu'elle soit ou non confessionnelle ?

Je suis opposé et, et si je suis élu je voterai contre, à toute subvention accordée au  bénéfice d'une religion ou d'une institution scolaire privée qu'elle soit ou non confessionnelle. Je pense qu'à l'heure où l'on nous oppose « les déficits sociaux » lorsque à l'octroi de moyens demandés pour les institutions publiques: il est particulièrement inacceptable que de telles subventions puissent être votées.

8  Patrick ODIARD Candidat Europe Ecologie-Les Verts du 12 eme canton de Lyon

http://patrickodiard.eelv-cantonales.fr/

Je réponds à votre courrier du 24 février.

Je commencerai en affirmant qu'en tant qu'instituteur public, membre du syndicat majoritaire, je suis fondamentalement attaché aux valeurs du service public et de la laïcité.
Comme élu à la Ville de Lyon, je rappellerai que le groupe Europe Ecologie -Les Verts a toujours refusé de voter des subventions à l'enseignement confessionnel qui iraient au-delà du cadre minimum de la Loi de 1905.
De façon analogue, nous avons voté contre la subvention à San Egidio, et nous n'étions pas nombreux à le faire ce jour-là...
Comme Conseiller Général, je suivrai le principe.

Concernant la distinction public / privé, je tiens à apporter une nuance.
Aujourd'hui sous le vocable "privé" on trouve aussi le secteur associatif, mutualiste, les coopératives - ce qu'on appelle aussi le tiers secteur... Autrement dit les produits d'initiatives citoyennes, détachées de la notion de profit, assurant parfois des missions d'intérêt public. Choisir une mutuelle ou une assurance privée n'a pas le même sens.

En matière d'éducation, il existe des écoles associatives et laïques. Elles sont des lieux d'expérimentation pédagogique basés sur les travaux des grands pédagogues du début du 20ème siècle : Freinet, Montessori, Cousinet, Claparède,etc. Certaines écoles ont réussi à intégrer le secteur public (Freinet),d'autres non. Elles sont donc privées par défaut, comme par celles de l'ANEN (Association Nationale pour de développement de l'Education Nouvelle) qui comprend deux écoles à Lyon. Une démarche d'intégration au service public étaiten cours sous le gouvernement Jospin avec Jack Lang, mais ce processus a été tué le 21 avril 2002...
Et depuis 2007, les attaques de Sarkozy contre le "pédagogisme" ne vont pas dans le bon sens !
Ces écoles survivent aujourd'hui avec la mobilisation et le bénévolat des parents : rien de comparable aux moyens financiers de l'enseignement confessionnel.
C'est pourquoi, me basant sur le principe de laïcité, je considère qu'elles doivent être traitées comme telles (mais c'est extrêmement marginal en terme de volume).
Cela signifie que, sur le plan théorique - car il n'existe pas de collège de la sorte dans le département du Rhône - en tant que Conseiller Général, je ne m'opposerais pas au principe d'une subvention pour un établissement scolaire associatif et laïque.

A notre époque, l'emprise exercé sur nos élèves provient moins de la religion qu'en 1905. La pluralité religieuse de la France d'aujourd'hui me semble êtreun garde-fou contre des tentatives d'immixtion du religieux dans l'école. Iln'y a qu'à observer les errements du Président parti courtiser les catholiquesau Puy-en-Velay ces derniers jours et le tollé provoqué dans le même temps surla question de l'Islam de France pour comprendre que les atteintes à la laïcitétentées par certains politiques ne passent pas dans l'opinion.

Mais il existe une autre forme d'emprise, dont il faut se préoccuper et qu'il faut combattre : celle de la publicité dans l'école. La diminution constante des moyens affectés à l'Education Nationale (20 postes supprimés dans lepremier degré dans le Rhône en septembre 2011 alors qu'il aurait fallu en créer 60 pour accueillir 1700 nouveaux élèves !) avec la hausse des effectifs rend la charge de travail des enseignants toujours plus lourde, avec un programme toujours plus dense.
Certains l'ont bien compris qui lorgnent sur ces difficultés et sur le marché que représentent ces millions d'enfants pour fournir clé en mains des dispositifs "pédagogiques" facilitant le travail des enseignants.
On pourrait donc imaginer des cours de nutritions conçus par Mac Do ! Et la question de l'énergie reviendrait à EDF ! Je choisis intentionnellement un exemple de multinationale privée et d'entreprise dite publique pour dénoncer le même processus qui voit l'Education Nationale se désengager et ne plus assurer l'intégralité du service public d'éducation, c'est-à-dire, transmettre des connaissances de façon objective et non intéressée, pour le confier à des sociétés qui, sous ce masque, cherchent avant tout à conditionner leurs futurs consommateurs!

L'école élémentaire est encore peu touchée par le phénomène, mais le danger est plus grand dans le second degré, même si les enseignants, attachés à la formation du citoyen, exercent leur vigilance sur cette nouvelle forme d'asservissement des consciences.
C'est pourquoi, comme Conseiller Général, même si les dispositifs pédagogiques relèvent de l'Etat et non du département, je refuserais de participer financièrement à tout projet à caractère "lucratif" qui serait mené dans les collèges.

Recevez mes salutation écologistes et laïques.

9   Hervé Morel Candidat UCD dans le canton de Villeurbanne-Centre

http://hmorel.ampereforge.org

Herve.Morel@union-centriste-democrate.fr

Mesdames, Messieurs, Les militants et sympathisants de la « Libre-Pensée du Rhône »
Introduction

Pour me situer, je suis un scientifique et par nature j'essaye entoute chose d'argumenter mes réponses chaque fois que cela est possible.

Mon père qui était membre de l'Union Rationaliste a poussé son raisonnement jusqu'à m'envoyer au catéchisme pour que je construise mon opinion par moi-même. Ce fut chose faite après ma communion et je devins athée.

Mon expérience de la vie me conduit à penser que les religions sont néfastes pour le monde et souvent source de conflit et de stigmatisation.Un psychiatre, lors de son audition à la cour d'assises où j'ai eu l'occasion de siéger comme juré, a même déclaré que la religion est « un garde-fou de moralité » et que « le jour où les gens seront naturellement moraux, les religions n'auront plus lieu d'être ». Il a ajouté qu'il faudrait sans doute encore des siècles d'évolution pour atteindre ce but.

Je partage profondément son analyse et c'est sans doute pourquoi j'ai retenu ces propos.

Toutefois, je connais beaucoup de gens très bien, très religieux et je pense que clairement la religion leur apporte un certain confort et une certaine exigence de vie.

Je ne veux donc pas me tromper de combat. Il y a bien d'autres urgences !

Mon interprétation de la laïcité [WP-Laïcité] n'est pas un combat anticlérical consistant à séparer le pouvoir politique du fait religieux. C'est un combat d'un autre temps, d'un autre siècle !

Mon interprétation de la laïcité est que la religion relève de la sphère privée et ne doit pas être influente dans les décisions politiques. Je suis fondamentalement un réformateur et je considère aussi qu'il faut sans doute revoir la loi de 1905, car elle a failli sur au moins un point : le libre accès à l'islam. En effet l'application stricte de la loi de 1905, a poussé au financement par des étrangers parfois bien plus extrémistes que l'essentiel des pratiquants en France.
Réponses à vos questions

1. Vous prononcez-vous pour le maintien et le respect de la loi de 1905 ?

Non, cette loi est aujourd'hui dépassée. Toutefois, son principe fondamentalement juste et que je veux défendre avec beaucoup d'énergie est que la religion ne doit pas influencer la vie politique.

2. Considérez-vous que les dépenses publiques doivent être consacrées à la seule école publique, selon le vieux principe républicain «Fonds publics à l'école publique, fonds privés à l'école privée » ?

Non, mais les dépenses publiques doivent naturellement se faire defaçon essentielle pour l'école publique. Je constate que beaucoup de familles athées préfèrent envoyer leurs enfants à l'école privée plutôt qu'à l'école publique pour des raisons d'encadrement voire de résultats.

L'opposition entre l'école publique et l'école privée va bien au-delà de la simple notion « laïque ou privée ». Cela pose le problème de l'équité d'accès à une éducation de qualité qui est de mon point de vue plus important que le problème que vous soulevez. C'est quelque part un peu l'échec de l'école de Jules Ferry qui si elle a été très bénéfique en son temps est aujourd'hui en manque d'inspiration. Le rapport de la très laïque, Cour desComptes,

« L'éducation nationale face à l'objectif de la réussite de tous les élèves » [CC-éducation] est révélateur. La France est bien dans la moyenne des dépenses en Europe pour son école, mais la réussite scolaire n'est pas au rendez-vous. La comparaison entre la France et la Finlande est de ce point de vue instructive. Ainsi, la Finlande fait-elle semble-t-il mieux avec moins de financement !

Cependant, je resterai très attentif à la bonne et juste utilisation des fonds publics notamment dans les établissements privés.Toutefois, je constate que le coût par élève dans l'enseignement privé est du même ordre de grandeur que dans l'enseignement public privé [ME-chiffres-cles]. La perception de l'école privée est pour beaucoup une école  où les résultats sont meilleurs et c'est la raison pour laquelle certaines familles à tort ou à raison acceptent de payer pour que leurs enfants aient une meilleure éducation. La conclusion que je tire est que le financement n'est pas le seul critère de qualité.

3. Êtes-vous prêt, si vous êtes élu, à voter contre toute subvention antilaïque accordée au bénéfice d'une religion ou d'une institution scolaire privée, qu'elle soit ou non confessionnelle ?

Non, pour les mêmes raisons.
Conclusion

Je veux défendre un système éducatif de qualité. L'éducation doit être une priorité. Par nature, je souhaite que l'éducation soit assurée essentiellement par le domaine public. J'accepte l'école privée par principe aussi. Je souhaite que la France revienne au premier plan des pays qui misent sur l'éducation. L'objectif du niveau du baccalauréat pour tous est un bon objectif.

Malheureusement, la France est en déclin économique : elle n'a plus les moyens de se payer un système éducatif de qualité. Je propose donc avec mes amis de l'UCD un plan de 20 propositions pour redresser la France en 20 ans [hm-20p-20a]. Cela permettra progressivement de redonner toute la place qu'elle mérite à l'éducation en France.

Un de mes autres objectifs est le renouveau de la démocratie citoyenne qui passe notamment par un dialogue construit avec les associations qui par nature sont proches des citoyens.

Je reste donc à votre disposition pour débattre de cette question de fond. Je sais aussi, notamment par mon expérience comme expert scientifiqueà la commission européenne, qu'un texte écrit s'il est indispensable est souvent une source d'incompréhension. Le débat permet souvent de les corriger.

10  Suzanne LUGAZ Lyon XIème canton

Ma position est claire : pour avoir été enseignante dans le publique et directrice d'école, je suis tout à fait en accord avec vos dires estimant qu'il faut verser les fonds publics à l'enseignement public et développer celui-ci. En effet il manque dans le public de nombreuses structures spécifiques d'aide aux enfants en difficultés c'est un devoir de nos gouvernants d'aider à la mise en place de ces structures (classes pour dyslexiques...). Or l'argent part vers le privé. Avec cet argent nous pourrions améliorer l'accueil pour tous les enfants et leur offrir les moyens de réussir. Donc, si j'étais élue, je m'opposerais au versement des sommes vers le privé.

11 Transmis par Naoual Ghemri, Assistante des élus communistes et républicains de Villeurbanne.

Villeurbanne - Nord: Sonia Bove / suppléant Gilles Lemée

Villeurbanne - Centre: Jérôme Jouvenet / suppléant Rose d'Amato

Villeurbanne - Sud: Éric Barbot / suppléant Christiane Perrier

Au nom du bureau de la Libre-Pensée du Rhône, vous vous êtes adressé aux trois candidats de Villeurbanne qui se présentent dans les trois cantons.

Nous répondons aux trois points:

1. Ni laïcité ouverte, ni laïcité raisonnée (EE). Respect de la loi 1905.
2. Les dépenses publiques concernent la seule école publique. Abroger les lois 1941 et 1942 (Pétain) concernant les lois anti-laïques.
3. Oui. Aucune subvention ne sera accordée au secteur de l'enseignement privé. De plus, nous pensons que le Concordat Alsace-Lorraine doit être aboli.

Voici nos positions sur les questions posées.

Avec nos cordiales salutations.   (Pour les trois candidats, Sonia Bove)

12  Vincent Meyer, candidat EELV canton d'Anse

J'ai reçu votre invitation à répondre à un certain nombre de questions de la Libre Pensée et je vous propose de prendre connaissance de mes réponse en tant que candidat Europe Ecologie Les Verts pour le canton d’Anse (69).
Pour répondre à vos interrogations:
1/ Je suis pour le maintien et le respect intégral de la loi de 1905.

2/ Les dépenses publiques doivent être consacrées à la seule école publique. Ce qui suppose naturellement que la diversité des croyances, des opinions religieuses, des options spirituelles soient respectées dans le cadre de la laïcité et que la tolérance soit considérée comme une valeur fondamentale de l’éducation à l’école républicaine.

3/ Si je suis élu, je voterai contre toute subvention anti laïque accordée au bénéfice d’une religion ou d’une institution scolaire privée, qu’elle soit confessionnelle ou non.

13 Walter Graci (Lyon VII, 6e arrdt-sud) et Cécile Michaux (Lyon VI, 6e arrdt-nord), candidats du Parti Socialiste

Dans votre courrier du 24 février 2011vous attirez notre attention sur les subventions versées par le conseil général du Rhône.
Parmi les bénéficiaires, l'enseignement confessionnel sous contrat avec l'état a reçu de la collectivité départementale d'importantes subventions pour l'extension de la faculté catholique
et pour le soutien individualisé aux familles utilisatrices des cantines de collèges privés du
département.
Vous nous faites également part des sommes versées à différentes fondations dont la raison sociale trouve ses racines dans le soutien manifeste aux bâtiments privés à caractères religieux ainsi qu'à la promotion de manifestations religieuses.
Vous nous posez trois questions sur nos choix et convictions politiques relatives à la laïcité.
Nous tenons dans un 1er temps à vous faire part de notre soutien inconditionnel à la loi de 1905 qui à notre sens est l'un des puissants piliers de l'équilibre de notre nation.
Les socialistes ont toujours œuvrés pour une séparation manifeste et objective entre le religieux et la chose publique. Nous sommes parfaitement conscients du danger des propositions et des discours du président de la république lorsqu'il attaque sans cesse cette loi de 1905. Ces attaques ont pour but de satisfaire tous les lobbies religieux qui voudraient voir apparaitre un financement direct et proportionnel des religions en France.
La liberté de conscience et d'exercice de sa religion est également garantie par notre constitution. Il existe aujourd'hui des dispositifs de soutien public pour la construction de bâtiments afin que chacun en France puisse librement exercer son droit à une pratique religieuse respectueuse des droits des individus. Nous excluons de fait un quelconque soutien à des sectes. En effet de nombreuses collectivités (municipalités ou autres) participent à la construction de Mosquées, Eglises, Temple ou Synagogues. Nous vous rappelons que la Loi de 1905 laisse les municipalités et donc la nation propriétaire d'un héritage architectural religieux important. Ces bâtiments- là sont entretenus à des fins de conservation du patrimoine et de sécurité du public.
Nous pensons que ces soutiens ponctuels et équilibrés ne sont pas antinomiques à l'esprit de la loi sur la séparation de l'église et de l'état. Bien au contraire ils permettent de maintenir le dialogue, d'éviter toutes formes de financement occultes et de prévenir les fanatismes. Nous sommes également conscients que nous parlons ici d'un équilibre basé sur le dialogue avec TOUTES les associations représentatives et concernées par ces questions de financement des bâtiments religieux. Ainsi nous nous engageons à travailler avec les associations dont bien évidement les représentants laïques.
En ce qui concerne l'enseignement privé sous contrat, nous vous rappelons que c'est bien l'état qui de par la loi instaure la liberté des parents à choisir un type d'enseignement pour leur enfant. Nous vous rappelons également que dans le cadre d'un établissement privé sous contrat, le corps enseignement est géré par le rectorat donc par l'état en ce qui concerne les affectations et les salaires. Il ne s'agit pas d'une compétence départementale. La gestion dans ces
établissements des activités para-scolaires, des bâtiments et des services hors enseignements comme la cantine devrait normalement incombée aux parents des élèves scolarisés dans ces
établissements privés.
Hors avec la politique de suppression des fonctionnaires et des enseignants, avec la modification de la carte scolaire, notre système éducatif est mis à mal par la droite. La conséquence directe est la diminution de la qualité des conditions d'éducation. Bon nombre de parents choisissent l'enseignement privé comme une solution pour tenter d'éviter les classes surpeuplées et de moins en moins mixtes socialement. Les départements ne sont pas responsables de cette casse mais peuvent parfois en accélérer le processus par l'octroi de subventions plus majoritairement apportées au privé qu'au public.
Nous pensons que la collectivité doit dans la mesure de son possible apporter des aides pour le soutien des élèves et favoriser des conditions d'éducations adéquates.
Ainsi les aides à l'enseignement privées doivent être ponctuelles et toujours misent en
concurrence du service apporté aux collégiens qui n'ont pas fait le choix de leur scolarisation.
Nous nous engageons cependant à ne pas financer les établissements privés hors contrats qui font le choix de se libérer des contraintes nationales en ce qui concerne les programmes et les méthodes pédagogiques.

14 Michaël Jouteux (candidat POI Lyon VIII 3e arrdt-ouest)

Suite à ce courriel, Michaël Jouteux (candidat POI Lyon VIII 3e arrdt-ouest) nous a fait parvenir son accord avec les positions de M. Maury, rappelant en particulier que la référence à la laïcité figure explicitement dans sa profession de foi :

Plus d’argent pour maintenir des cantines publiques dans nos collèges, progressivement privatisées par les ”délégations de service public”… alors que le Conseil général (CG) a voté en juin dernier une subvention de plus de 600 000 euros pour favoriser l’accès aux demi-pensions des collèges privés ? Mesure votée à l’unanimité, le “groupe socialiste”se félicitant du respect de « tous les critères d’équité ».
Cela suffit ! Retour au principe laïque : “Fonds publics à l’école publique, fonds privés à l’école privée !”

Mise à jour le Dimanche, 20 Mars 2011 15:24
 

Campagne de réhabilitation des Fusillés pour l’exemple

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Relayant dans notre département la campagne nationale, à l’initiative de l’Association Laïque des Amis des Monuments pacifistes, les démarches de la Libre Pensée, de l’Association Républicaine des Anciens Combattants et de la Ligue des Droits de l’Homme sont en passe d’aboutir au vote d’un vœu du Conseil général du Rhône.

Un courrier a apporté à tous les Conseillers généraux les éléments de la campagne, les a informés que déjà 9 Conseils généraux ont adopté un vœu de réhabilitation, leur a proposé un vœu pour le département, accompagné de la copie du vœu adopté le 30 août 1923 par le Conseil général du Rhône, en faveur du lieutenant CHAPELANT et des autres soldats fusillés injustement comme lui.

Martial Passi, élu PCF de Givors, Bernard Catelon, élu PS de Condrieu nous ont répondu favorablement ; Marie-Christine Burricand et Christian Falconnet, élus PCF des cantons de Vénissieux, nous ont donné copie du courrier adressé par leurs soins au président du CG, Michel Mercier, demandant qu’une « suite favorable » soit donnée au vœu de réhabilitation ; Dominique Bolliet élu PS, maire du 4ème, nous a déclaré que son groupe soutient le projet et va nous adresser un courrier en ce sens ; Eric Poncet, élu UMP, soumettra cette question à l’assemblée de son groupe.

VŒU CHAPELANT - CONSEIL GENERAL DU RHONE

Extrait du procès-verbal de la séance du 30 août 1923

Considérant que le récent arrêt de la Cour de Cassation rejetant la réforme du jugement condamnant à mort le lieutenant CHAPELANT a profondément ému la population dans ses sentiments de justice et d’humanité ;

Considérant que les hauts magistrats ne semblent pas avoir tenu un compte suffisant des nombreux témoignages favorables recueillis tant par les enquêteurs officieux que par la Ligue des Droits de l’Homme et la Cour d’appel de Riom elle-même ;

Considérant que le lieutenant CHAPELANT, grièvement blessé, relevé après de longues heures de souffrance sur le champ de bataille, se trouvait dans l’incapacité absolue de se défendre contre les imputations dont il est l’objet ;

Que les prétendus aveux sur lesquels la Cour de Cassation s’appuie ne paraissent pas suffisamment probants et sont d’une authenticité douteuse :

  1. Parce que l’authenticité de la signature au crayon sur une feuille de carnet n’est rien moins que démontrée ;

  2. Parce que même authentique cette signature arrachée à un blessé supplicié ne saurait être retenue ni surtout prévaloir contre les témoignages des compagnons immédiats du lieutenant ;

Qu’en conséquence la preuve absolue n’a pas été apportée que le lieutenant CHAPELANT s’est conduit comme un officier indigne ;

Le Conseil général du Rhône élève sa protestation la plus véhémente contre cette parodie de jugement qui a abouti à faire fusiller un soldat blessé, attaché sur un brancard, et émet le vœu que la mémoire du lieutenant CHAPELANT soit réhabilitée avec celle de tous les soldats injustement exécutés.

  • Suit la liste des noms des conseillers associés à la présentation du vœu parmi lesquels on lit celui d’Edouard HERRIOT.

sur votre agenda : Cérémonie du 8 mai 2011

L’Association Laïque des Monuments pacifistes a choisi d’appeler ses membres , ceux des associations engagées dans la campagne de réhabilitation, les citoyens attachés à la paix, à se rassembler, cette année, le 8 mai 2011 devant le monument aux morts de la ville de Tarare.

Pourquoi à Tarare ? Parce que cette ville possède un monument aux morts pacifiste qu’il nous revient de mettre à l’honneur après ceux de Dardilly ou Villié-Morgon. Il a été édifié pour illustrer cette formule «  Bella matribus detestata » qu’il faut traduire par «  Les mères haïssent les guerres ».Les contacts nécessaires avec la mairie et les associations démocratiques locales sont engagés.

L’Amicale Laïque de Tarare, que nous remercions, met généreusement son local à notre disposition. Nous pourrons, après la cérémonie, nous y réunir pour tenir l’assemblée générale des Amis de l’Association des Monument Pacifistes, pour partager un repas et écouter l’allocution de notre camarade Pierre ROY qui parlera à la fois en tant qu’élu de la Commission Administrative Nationale de la Libre Pensée et comme Président de la Fédération Nationale Laïque des Monuments.

D’autres informations suivront.

Mise à jour le Mardi, 08 Mars 2011 12:04
 
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