Meeting de Londres – Appel à participation

Samedi 20 juin aura lieu à Londres le meeting international contre la GUERRE : il fait suite au meeting de Paris du 5 octobre qui a réuni près de 4000 militants dans la salle archi-comble du Dôme de Paris.

Il se tenait à l’appel de nombreuses associations internationales et où on a pu entendre des orateurs britanniques, italiens, américains, d'autres venus d'Israël et de Palestine, des déserteurs russes et des pacifistes ukrainiens.

En conclusion John Rees, co-fondateur du mouvement « Stop the War » en Grande-Bretagne, a lancé l’appel au meeting de Londres qui aura lieu au Westminster Central Hall :

« Nous voulons la paix. Nous disons non au réarmement, non à la conscription, oui aux services de santé, d’éducation et de services publics disposant de tous les moyens nécessaires, à des emplois utiles et à des salaires plus élevés. »

La Libre Pensée du Rhône sera représentée à Londres.

Elle vous appelle à soutenir financièrement cette initiative (un délégué c’est 400 euros de frais), dont l'urgence apparaît jour après jour plus indispensable quand on observe ou on subit, la situation de chaos indescriptible créée par l'impérialisme au Moyen-Orient (Et ailleurs dans le monde où les conflits armés n’ont jamais été aussi nombreux)

Comment soutenir financièrement ?

 

  • Par chèque à l’ordre de LP69 chez Gilles Champion, 113 rue Baraban 69003 LYON

En tant que père je suis profondément indigné de ce que vous essayez de vendre à mon fils - Dirk Tuypens le 20 novembre 2025

 

Service militaire : « Mon fils de 17 ans a reçu une lettre du ministre Francken, je lui ai répondu »

Depuis la semaine dernière, 149 000 jeunes de 17 ans ont reçu une lettre du ministre de la défense Theo Francken les invitant à faire leur service militaire volontaire. Dirk Tuypens, père de famille, lui a répondu. La lettre de réponse de Dirk Tuypens a déjà été lue au Nord du pays par des centaines de milliers de personnes.

Elle a été publiée ce mardi dans le quotidien flamand De Morgen. La voici :

 

Monsieur Francken,

C’est donc vendredi que votre lettre adressée à mon fils de dix-sept ans est tombée entre ses mains : une invitation à effectuer un service militaire volontaire d’un an.

Vous aviez annoncé son arrivée avec tambours et trompettes, aussi n’était-ce pas une surprise. En revanche, lire votre lettre fut une véritable stupeur.

Bien que cette lettre ne me soit pas adressée, je prends la liberté de vous répondre. Parce que, en tant que père de ce jeune homme de dix-sept printemps, je suis profondément indigné par ce que vous tentez de lui vendre, à lui et à ses semblables. Par la légèreté avec laquelle vous essayez de recruter des milliers de jeunes pour cette guerre que vous prônez de plus en plus ouvertement chaque jour. Cela ne vous dérangera sans doute pas, je n’ai aucune illusion à ce sujet : ceux qui ne partagent pas votre politique font partie, selon vos propres mots sur Facebook, des « des bobo-écolos, des pseudo-pacifistes, des communistes, des complotistes, des amateurs de Poutine qui rendent notre pays riche plutôt que pauvre ».

Il faut le reconnaître, vous avez un sens du timing. Les jeunes de dix-sept ans reçoivent votre courrier en novembre, quelques jours après que le pays tout entier ait commémoré la fin de la Première Guerre mondiale. Aux monuments aux morts, des personnalités comme vous, dos droit et visage grave, ont rendu hommage aux soldats tombés lors de la Grande Guerre. Et, comme toujours, cela s’accompagne de grands discours sur « ceux qui ont donné leur vie pour la paix, la liberté, la démocratie… ». Car c’est toujours ainsi que l’on présente l’enjeu de la guerre, du moins dans les grands discours de ceux qui la décident.

Le soldat français Louis Barthas, mobilisé en 1914, écrivait dans ses carnets de guerre une phrase frappante : « Dans les villages, on veut déjà ériger des monuments à la gloire des victimes de ce grand massacre, ou comme disent les chauvins, “à la gloire de ceux qui ont volontairement sacrifié leur vie”. Comme si les malheureux avaient eu le choix de faire autre chose… Ah si les morts de cette guerre pouvaient se lever de leur tombe, ils briseraient ces monuments hypocrites, car ceux qui les ont érigés les ont sacrifiés sans pitié. »

Voilà la réalité amère, monsieur Francken. Aucune vie n’est donnée volontairement à la guerre, elles y sont arrachées avec brutalité. Chaque vie déchiquetée dans la boue des champs de bataille est une vie gaspillée délibérément. Et la guerre n’est pas une horreur qui surgit soudainement du néant. C’est une horreur décidée par des hommes. Pas par les jeunes de dix-sept ans qui reçoivent votre lettre, pas par leurs parents, leurs familles ou leurs amis. Mais par les grands de ce monde. Et toute la rhétorique grandiloquente sur la liberté et la démocratie ne peut masquer une vérité simple : la guerre a toujours été une question de pouvoir, d’argent et d’intérêts économiques.

C’est pour cela que tant de vies sont sacrifiées.

Et ce sont toujours les vies des jeunes qui sont jetées dans la gueule affamée du monstre de la guerre. Des jeunes que l’on recrute et que l’on prépare, encore et toujours, avec les mêmes mensonges criminels, pour courir vers leur mort au nom du drapeau et de la patrie, et revenir chez eux dans un sac mortuaire.

C’est pourquoi votre lettre est si consternante. Elle occulte toute réalité et se présente comme une offre d’emploi banale pour un poste ordinaire. Dès le deuxième paragraphe, vous leur promettez, en gras, un « salaire attractif ».

Vous savez parfaitement à quel point 2 000 euros par mois peuvent être tentants pour un jeune de dix-sept ans. Ensuite, vous assenez aux jeunes des phrases creuses sur « contribuer activement à l’avenir du pays », « une opportunité unique de se développer personnellement et professionnellement », « se faire des amis pour la vie », « un environnement de travail passionnant et aventureux ». Tout cela est d’une légèreté insupportable.

Vous objecterez peut-être que je m’inquiète pour rien, car sur votre page Facebook, vous affirmez avec assurance que vous ne voulez pas envoyer nos jeunes au front. Mais alors, pourquoi en avez-vous besoin ? À quoi doivent-ils être prêts ? Car c’est bien ce que dit votre lettre : « Nous devons être préparés et prêts à agir. » Pourquoi voulez-vous que mon fils et ses semblables soient prêts ? Pour éplucher des pommes de terre, nettoyer les latrines avec leur brosse à dents, s’ennuyer à mourir dans les casernes, ou recueillir des anecdotes héroïques à raconter plus tard à leurs descendants sur leurs jours glorieux sous les drapeaux ?

Pour qui nous prenez-vous, monsieur Francken ? Et pour qui prenez-vous nos jeunes ? Pensez-vous vraiment qu’ils ne comprennent pas ce que signifient, en réalité, tous ces appels voilés à la « préparation », baignant dans l’odeur nauséabonde du « devoir patriotique » et de la « citoyenneté » ? Allons, monsieur Francken, à qui voulez-vous faire croire cela ? Soyez au moins honnête. Cessez de souffler le chaud et le froid.

Vous voulez, avec l’Europe, que nous soyons prêts pour la guerre dans cinq ans. Vous voulez que nous nous armions jusqu’aux dents, que nous construisions des abris, que nous remplissions nos maisons de kits de survie, et maintenant, que nos jeunes soient prêts. Et nous devons croire que vous ne les enverriez pas réellement au combat armé ? La guerre n’est pas un « environnement de travail passionnant et aventureux », ni une « opportunité unique de se développer personnellement et professionnellement ».

Comme l’écrit le journaliste Walter Zinzen : « Les guerres sont en réalité des massacres et des destructions de masse. Tout ce qui est humain y est éradiqué par une violence sans pitié. Et c’est à cela que nous devons nous préparer, comme notre ministre de la Guerre nous invite à le croire ? »

Mais sans doute rangerez-vous aussi monsieur Zinzen parmi les indésirables qui, selon vous, ne méritent que moqueries et mépris.

Ces jours-ci, vous essuyez de nombreuses critiques. Cela ne vous empêche pas de dormir, vous savez encaissez, c’est dans la nature de la fonction, n’est-ce pas ? Mais vos enfants ne sont pas épargnés, et cela, à mes yeux, dépasse les limites du tolérable. Sur Facebook, vous écrivez : « Quand on s’en prend à mes enfants, je réagis assez vivement. »

Eh bien, nous avons au moins cela en commun. Car quand il s’agit de mes enfants, je réagis aussi assez vivement. Et ce qui me fait dresser les cheveux sur la tête, c’est de voir comment le gouvernement, dont vous faites partie, s’emploie avec zèle à démanteler les perspectives d’avenir des jeunes par des restrictions drastiques et des réformes sociales destructrices, de sorte qu’il ne leur restera bientôt plus d’autre option que de s’engager dans l’armée.

Au JT, on vous a demandé si vous étiez déjà réserviste. Vous avez répondu que vous n’aviez pas encore eu le temps. Eh bien, monsieur Francken, mon fils n’a pas le temps non plus. Il a déjà fort à faire : vivre, être jeune, passer du temps avec ses amis et son amoureuse, aller à l’école, acquérir de l’expérience en tant que travailleur étudiant, faire des projets pour l’avenir qui s’offre à lui… Il ne rêve pas d’une mort héroïque en tant que jeune recruté, suivie d’un hommage de personnalités comme vous pour le « don » de sa vie.

Je peux vous annoncer, peut-être à votre déception mais en tout cas à mon grand soulagement, que mon fils décline poliment votre invitation. Cela me conforte dans l’espoir que Simon Gronowski ait raison lorsqu’il écrit, dans son livre récemment paru ‘Plaidoyer pour la paix’ : « Les jeunes disposent d’un sens de la justice, de la vérité et de la solidarité. » Avec mes salutations pacifistes,

Dirk Tuypens Source : ptb.be

MEETING INTERNATIONAL CONTRE LA GUERRE !

 

La fédération du Rhône se retrouvant totalement dans l’appel lancé pour le meeting international contre la guerre le 5 octobre 2025 au Dôme de Paris (de même que la fédération nationale de la Libre Pensée), nous choisissons de reproduire l’appel qui a été lancé et auquel ont répondu de nombreux responsables syndicaux et pacifistes européens, dont vous trouverez la liste sur le site « Meeting international contre la guerre ».

« Pas un centime, pas une arme, pas une vie pour la guerre ! »

Les dirigeants européens préparent la guerre. Un vaste programme de réarmement est en cours. Et c’est à la classe ouvrière qu’ils vont demander de payer le prix de leurs armes et de leurs guerres, par les impôts, par les coupes dans nos prestations sociales, par la baisse de notre niveau de vie, ainsi que par notre sang et notre sueur.
L’ordre établi après la Seconde Guerre mondiale se désintègre – politiquement, financièrement et militairement. Nous faisons face à de multiples crises qui s’aggravent : celle du capitalisme lui-même, qui met en danger l’avenir même de l’humanité ; l’effondrement écologique imminent ; et le risque croissant d’une guerre mondiale, voire d’une guerre nucléaire. Ces problèmes ne sont pas nouveaux, mais ils sont amplifiés par le second mandat de Trump et par la montée de l’extrême droite en Europe.
C’est pourquoi des militants, des syndicalistes et des démocrates de toute l’Europe lancent cet appel à s’unir contre la guerre et contre les dépenses militaires, et à rejeter l’exigence des gouvernements européens de soutenir leurs politiques brutales et destructrices au nom d’une prétendue « union nationale ». Il s’agit là d’un patriotisme factice. Ces guerres ne sont pas les nôtres. Nous ne les paierons pas ! Nous ne mourrons pas pour elles !
Comme le disait l’écrivain français Anatole France au moment de la Première Guerre mondiale : « On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels ». Des millions de personnes sont mortes à cette époque, et c’est ce qui se reproduira si nous ne mettons pas fin à ce bellicisme et au réarmement.
La classe dirigeante européenne mène déjà une guerre par procuration en Ukraine et soutient le génocide israélien contre le peuple palestinien.
Voici les faits :
• un million de morts et de blessés, des deux côtés, en Ukraine et en Russie ;
• des dizaines de milliers de morts et de blessés en Palestine, dans la tentative de génocide et de nettoyage ethnique de toute la population.
Les principaux bénéficiaires sont les fabricants d’armes et ceux qui profiteront de l’exploitation des ressources de la Palestine et de l’Ukraine. Mais nous ne soutiendrons pas cette exploitation.
Nous disons :
• NON à la guerre et aux attaques contre les acquis sociaux !
• NON aux budgets de guerre et aux fauteurs de guerre !
• NON aux politiques de guerre, d’où qu’elles viennent !

Nous appelons à l’unité des peuples d’Europe, à la paix et non à la guerre ; à la justice et à l’égalité et non à l’exploitation : « Pas un centime, pas une arme, pas une vie pour la guerre ! »

Nos dirigeants nous précipitent vers la guerre : «Rétablir le service militaire» et être prêts «dès ce soir» à faire la guerre

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Prenons le général Pierre Schill, chef d’état-major de l’armée de Terre était invité sur LCI le 18 octobre. Il déclarait «Je n’exclus pas le retour du service militaire». La journaliste, étonnée, lui demande si «on a l’argent» pour cela, car en effet, un service obligatoire demanderait des investissements colossaux et des infrastructures énormes. Le militaire répond : «Nous sommes à un mouvement de bascule».

Pour lui, le service serait «une solution pour avoir dans nos rangs la masse qui sera nécessaire lors d’un événement majeur».

La question n’est donc plus de savoir s’il y aura une guerre, mais quand elle surviendra. Il poursuit que le «lien entre la Nation et son armée était un élément constitutif des guerres modernes», et qu’il faut donc recruter un maximum de réservistes pour constituer une armée «hybride».
Lors de son discours du 13 juillet dernier Macron parlait déjà, à propos de la jeunesse, «d’acceptation du sacrifice, jusqu’au sacrifice ultime», un mot qu’il avait déjà employé par le passé, comme s’il rêvait de sacrifier la jeunesse plutôt que de lui offrir un avenir désirable.

À la fin de l’été, Pierre Schill annonçait un nouveau «service militaire volontaire», et ne passait pas par quatre chemins : «J’ai besoin d’une masse importante, notamment compte tenu des risques de conflits plus importants».
Une sorte d’armée de réserve de jeunes endoctrinés qu’on peut envoyer au front en cas de besoin, mais qui coûte moins cher que des soldats entretenus en permanence dans les casernes.

Ce 22 octobre, ce chef d’état-major de l’Armée de terre appelle les forces armées à se «tenir prêtes à un choc» avec la Russie, et à faire face aux «menaces (qui) s’accroissent, deviennent plus urgentes, plus radicales».

Pour bien installer un climat d’anxiété, il explique : «Tout peut basculer», et «très vite, dès ce matin». Il assénait enfin : «Pour être libres, il faut être craints. Et pour être craints, il faut être forts».
Une vision de la géopolitique et de la diplomatie qui rappelle la veille de la Première guerre mondiale…

Le 25 septembre, le même Pierre Schill disait déjà qu’il fallait «être prêt dès ce soir» à faire la guerre.
«Se préparer à un choc dans les trois ou quatre ans»

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Fabien Mandon, est Chef d’état-major des Armées, invité à l’Assemblée Nationale lors d’une commission de Défense, expliquait tranquillement, avec un petit rictus, que l’armée française devait être «prête à un choc dans trois, quatre ans» (*) et ajoutait que «la Russie ne peut pas nous faire peur si l’on a envie de se défendre».
Le boss de l’armée estime que «la France a un rôle de ‘leadership’ à jouer pour entraîner les autres pays européens».

Notre pays, pointe avancée du militarisme sur le continent.

Fabien Mandon vient de l’armée de l’air, il a été aviateur chargé de larguer des bombes dans le cadre de guerres impérialistes de la France. Il expliquait dans une interview au Point : «En Afghanistan, j’ai tué. Et je sais qui j’ai tué. Des talibans. J’ai une âme de combattant».

De 2012 à 2014, il commande une base nucléaire, avant d’être propulsé «chef d’état-major particulier» de Macron, qu’il côtoie depuis très fréquemment. À ce poste, il conseillait Macron sur la politique militaire à mener et était «chargé de mettre en œuvre le choix du président d’appuyer sur le bouton nucléaire».

Dans l’interview donnée au Point, il expliquait qu’il n’avait pas l’intention de démissionner si le Rassemblement National venait à remporter l’élection présidentielle : «Je suis un militaire au service d’un président élu démocratiquement par les Français. Je n’ai pas de critère politique». Pas vraiment étonnant.
Économie de guerre
Le budget pour 2026 prévoit une augmentation de 13% des dépenses militaires, soit une hausse de 7 milliards d’euros. C’est le seul secteur qui bénéficie de tels moyens supplémentaires.
Nous sommes en économie de guerre, et les plans d’austérité sont menés pour financer le «réarmement» et l’industrie militaire.

C’est la raison de la bataille menée, après ceux qui l’ont précédé, par le «Gouvernement macroniste « Lecornu » et ceux qui le soutiennent, le maintiennent en survie, pour liquider les conquêtes sociales, les Services publics et la Sécurité sociale. Le budget proposé pour 2026 en est la matérialisation : la réduction de tout ce qui peut être réduit , l’augmentation de tout ce qui peut être augmenté pour réorienter, les moyens du Pays, les crédits vers la production d’armements, le renforcement de l’armée.

Le Point toujours, organe de propagande du militarisme, explique d’ailleurs que «2026 sera l’année d’une réelle remontée en puissance, avec plus de munitions pour plus d’entraînements, et les premières livraisons de drones en nombre». L’armée devrait compter 47.000 réservistes d’ici à la fin de l’année, avec l’objectif de 105.000 d’ici à 2035.

La condition pour que le « devrait » se transforme en réalité, c’est que soient réalisées les économies présentées « comme indispensables à la réduction du déficit et de l’endettement ». Critères qui bien sûr ne valent pas quand il s’agit de l’économie de guerre et de l’industrie de l’armement.

La défense des moyens d’existence et l’opposition à la préparation de la guerre sont donc indissociables.

Ces batailles doivent être menées maintenant, avant qu’il ne soit trop tard ; avant que, en « état de guerre » les libertés démocratiques, au nom de l’Union nationale ( l’Union sacrée en 1914-1918).
Les remises en cause actuelles de ces libertés montrent bien quel chemin est empruntée.

Souvenons-nous que la conscription a été suspendue par décret (**)et non abrogée et que les tribunaux militaires d’exception supprimés en temps de paix, peuvent ressurgir (***) pour s’opposer aux velléités de résistance.
Ces tribunaux d’exception qui ont condamné à être exécuter, fusillés pour l’exemple, dés le début de la Première Guerre Mondiale et jusqu’à l’armistice.
Le 11 novembre 2025, au monument aux morts de Lyon, à 15 heures, sur l’Ile du Souvenir, au parc de la Tête d’Or, nous dirons NON A LA GUERRE, NON A TOUTES LES GUERRES

Arrêt des OPEX de la France !
Arrêt immédiat du génocide en Palestine de la colonisation de la Cisjordanie !
Arrêt immédiat des bombardements et de l’invasion du Liban !
Stop aux complicités des gouvernements et de l’Union européenne avec les génocidaires !
Sanctions immédiates contre Israël !
Arrêt de toutes les ingérences militaires, économiques et politiques en Ukraine !
Arrêt des bombardements et des tueries en Ukraine, au Proche Orient et ailleurs !
Arrêt immédiat de toutes livraisons d’armes et composants !
Solidarité avec les déserteurs et les résistants antimilitaristes de tous les pays !
Non à la militarisation de la jeunesse et la société !

Abandon de tous les dispositifs légaux et réglementaires de militarisation de la jeunesse !
Asile pour les déserteurs et réhabilitation collective et républicaine des Fusillés pour l’exemple de la Guerre 1914-1918
LA PAIX EST L’AVENIR DES PEUPLES ! LES PEUPLES DU MONDE ENTIER VEULENT LA PAIX

 

Par Xavier HYVERT, Président de l'Association Laïque des Amis des Monuments Pacifistes du Rhône, membre du bureau de la Fédération du Rhône de la Libre Pensée.

Informée de la perquisition, le 11 septembre 2025, au domicile du directeur de la publication du site de l'UJFP, Daniel LEVYNE, la fédération du Rhône de la Libre Pensée apporte sa solidarité pleine et entière à l'UJFP et dénonce le double langage et l'hypocrisie du gouvernement Macron qui d'un coté parle de la reconnaissance de la Palestine et de l'autre maintien les accords commerciaux et les ventes d'armes à l'état génocidaire d'Israël !

Cette perquisition qui fait suite à une plainte déposée en juin 2024 par une association intitulée "Jeunesse Française Juive" s'inscrit dans la tentative du gouvernement Macron d'intimider, de criminaliser les actions en faveur du peuple palestinien afin de faire taire l'indignation face au génocide perpétré par Netanyahou avec l'appui de Trump et des gouvernements complices .

Avec l'UJFP, la fédération du Rhône de la Libre pensée exige l'abandon et le classement sans suite de cette plainte déposée au non d'une prétendue

"apologie du terrorisme".

Dénoncer un génocide, ce n'est pas faire de l' "apologie du terrorisme"ni de "l'antisémitisme", c'est défendre l'Humanité toute entière !

Avec l'UJFP, nous poursuivrons le combat pour:

- Un cessez-le-feu immédiat et permanent à Gaza !

- L'acheminement de l'aide humanitaire et la levée immédiate du blocus de Gaza!

- L'arrêt de la colonisation en Cisjordanie !

- L'arrêt immédiat du génocide du peuple palestinien !

Avec l'UJFP, nous disons haut et fort : "On ne nous fera pas taire" !

LE COMMUNIQUE DE L UJFP DU 12 SEPTEMBRE 2025

Le domicile de Daniel Lévyne, directeur de publication du site de l’Union juive française pour la paix (UJFP), a été perquisitionné ce jeudi 11 septembre 2025 à Dinard.

Par voie de communiqué, la coordination nationale de l’UJFP a dénoncé une action "forte et insensée", menée en l’absence de son camarade, parti rejoindre la Fête de l’Humanité.

Selon le communiqué, cette perquisition est liée à une plainte déposée en 2024 par l’association "Jeunesse Française Juive", créée après le 7 octobre 2023. La plainte s’appuie sur deux communiqués de l’UJFP publiés à cette période et relève de la circulaire du ministre de la Justice sur l’apologie du terrorisme. L’organisation estime que cette référence entretient "une notion floue" et vise à imposer "un bâillon contre le mouvement de solidarité pour la Palestine".

La coordination nationale de l’UJFP dénonce une différence de traitement, rappelant que "dans certains médias français, les propos soutenant le génocide à Gaza ne sont pas poursuivis" tandis que leur organisation fait l’objet de procédures judiciaires. Le texte souligne aussi que le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, "pourtant visé par un mandat d’arrêt international de la CPI", a pu "survoler le territoire français" sans entrave.

"Notre organisation juive ne se laissera pas intimider", insiste le communiqué, affirmant agir "en tant que Juifs, porteurs d’une mémoire et d’une histoire" pour lutter contre "toutes les formes du racisme, contre tous les apartheids, tous les crimes de guerre coloniaux, tous les génocides"L’UJFP appelle à l’abandon de la plainte qu’elle qualifie "d’absurde" et exige son classement sans suite.

Le mouvement invite par ailleurs à la solidarité, rappelant sa présence à la Fête de l’Humanité aux côtés d’autres organisations juives antisionistes, et réitère son appel à soutenir la collecte pour Gaza.

Cette perquisition intervient quelques semaines après la fermeture du compte bancaire de l’UJFP par le Crédit coopératif, intervenue le 30 juillet 2025. L’association avait alors dénoncé une accusation "infamante" de soutien au terrorisme, estimant que le système bancaire participait à "l’organisation méthodique de l’interdiction du soutien financier à la société de Gaza".