2026 01 CONCERT GRACCHUS BABEUF
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Q1 : Bonjour Sylvie. Vous venez de donner un concert sur GRACCHUS BABEUF. Avant d'aborder le fond du sujet, peux-tu nous présenter ton parcours, qu'il soit artistique ou militant et la chorale qui a réalisé ce travail
En ce qui concerne mon parcours, j’ai d’abord fait des études d’architecture et j’ai travaillé pendant une douzaine d’années dans une agence, avant de me retrouver au chômage technique. Je me suis alors reconvertie dans l’enseignement spécialisé. Ce fut ma deuxième erreur d’aiguillage… Parallèlement pour donner un peu de goût à ma vie j’ai pratiqué la musique en amateur : piano, guitare basson et chant. L’opéra étant ma passion depuis l’enfance je suis entrée à l’école des chœurs de l’opéra de Lyon et j’y ai participé à plusieurs productions, soit dans les chœurs, soit en figuration. En 1992 j’ai découvert les Chœurs de Givors et j’ai immédiatement été séduite par leur répertoire varié, leur engagement, l’exigence musicale et la pédagogie de leur chef Pierre Vallin. Au bout de quelques années j’en suis devenue présidente et j’ai conçu, écrit et /ou mis en scène quelques spectacles. Ce chœur a fêté ses 50 ans en 2025.
Q2 : Venons-en à votre production. Pourquoi avez-vous choisi ce militant révolutionnaire comme sujet ? Il reste encore peu connu de l'opinion publique qui connait au mieux les acteurs principaux comme Robespierre, Danton, Marat.
En effet, c’est bien pour ça que Pierre Vallin a désiré lui dédier un opéra. Le père de Pierre a été maire communiste de Givors pendant une quarantaine d’années, il avait fait poser une plaque au nom de Gracchus Babeuf dans sa ville. Pierre m’a demandé un jour d’écrire un opéra sur la vie de ce dernier. Je suis tombée des nues, pensant ne pas en être capable, et pas très motivée par le sujet au premier abord car moi non plus je ne connaissais pas bien le personnage. Mais je m’y suis mise, et je me suis prise au jeu.
Q3 : Sur la partie artistique, comment as-tu sélectionné les éléments restitués pour écrire ton livret ? Pourquoi lui donner la forme d'un opéra ? Que représente le chœur dans votre travail ?
Le mot « opéra » a été prononcé par Pierre Vallin et a résonné dans mon cœur, comme je te l’ai dit j’ai toujours adoré l’opéra. C’est ce qui m’a motivée à commencer des recherches. Vive Internet ! La vie foisonnante et engagée de ce personnage m’a parue impossible à retracer dans son intégralité, c’est pourquoi je me suis centrée sur la dernière partie de sa vie.
Les contraintes d’écritures étaient nombreuses car je devais permettre aux chœurs d’avoir un grand rôle chanté, mais ayant affaire à des amateurs je ne pouvais pas imaginer que tous apprennent les chants par cœur ni ne soient capables de « jouer » des personnages.
Je devais aussi trouver des figures féminines, vu le grand nombre de femmes dans le chœur, et une histoire d’amour, indispensable dans un opéra. Je l’ai donc inventée, cette histoire d’amour, en prenant garde de ne pas « salir » la réputation de Babeuf. Et ce sont les femmes qui démarrent la pièce en chantant leur inquiétude face à l’engagement grandissant de leurs maris.
J’ai utilisé les « éléments de langage » comme on dit aujourd’hui pour faire exister les personnages à travers les textes. J’ai mis en avant Sylvain Maréchal, car son statut de poète m’a paru intéressant à développer. Lui et Babeuf lisent le vrai texte du manifeste des Egaux, toutefois raccourci. Les accusations et le verdict sont tirés des minutes du procès.
La composition musicale de Pierre Vallin a sublimé le texte, j’ai fini par oublier que c’était moi qui l’avais écrit !
J’avais de grandes ambitions de mises en scène, vite mises à mal par l’exiguïté de la scène du théâtre de Givors et les contraintes budgétaires, c’est mon grand regret.
Q4 : Penses-tu que les propositions de la conjuration des égaux résonnent encore aujourd'hui ?
Bien sûr, même si avec le recul cela peut paraitre très utopique. C’est d’ailleurs un amer constat, la lutte pour l’égalité semble ne jamais pouvoir connaître de fin malgré les mots d’espoir chantés dans le chœur final. Et le pire c’est que depuis que l’opéra a été écrit l’égalité semble de plus en plus en régression.
Q5 : pour finir, un mot personnel de ton ressenti sur votre travail accompli et un mot pour les lecteurs de la LIBRE PENSEE ?
L’accueil favorable du public m’a stupéfiée ! Les répétitions étaient tellement laborieuses, nous aurions dû répéter encore de nombreuses fois avant de montrer le spectacle et je m’attendais à une catastrophe. Des catastrophes il y en a eu, mais le public ne nous en a pas tenu rigueur. Depuis Pierre et moi avons retravaillé le texte et certaines liaisons musicales pour éviter des longueurs constatées et nous avons rajouté un quatuor de solistes. Par conséquent nous aimerions pouvoir le redonner : si certains lecteurs de LIBRE PENSEE ont des contacts qui pourraient nous le permettre, ça serait génial !
Lien pour le teaser :
https://drive.google.com/file/d/1ekrVWcfsP-4aPwxQ1sMKOclfm1xc8djC/view?usp=drivesdk




2026 05 MEETING CONTRE LA GUERRE A LONDRES
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- Écrit par BRUYERE
Meeting de Londres – Appel à participation
Samedi 20 juin aura lieu à Londres le meeting international contre la GUERRE : il fait suite au meeting de Paris du 5 octobre qui a réuni près de 4000 militants dans la salle archi-comble du Dôme de Paris.
Il se tenait à l’appel de nombreuses associations internationales et où on a pu entendre des orateurs britanniques, italiens, américains, d'autres venus d'Israël et de Palestine, des déserteurs russes et des pacifistes ukrainiens.
En conclusion John Rees, co-fondateur du mouvement « Stop the War » en Grande-Bretagne, a lancé l’appel au meeting de Londres qui aura lieu au Westminster Central Hall :
« Nous voulons la paix. Nous disons non au réarmement, non à la conscription, oui aux services de santé, d’éducation et de services publics disposant de tous les moyens nécessaires, à des emplois utiles et à des salaires plus élevés. »
La Libre Pensée du Rhône sera représentée à Londres.
Elle vous appelle à soutenir financièrement cette initiative (un délégué c’est 400 euros de frais), dont l'urgence apparaît jour après jour plus indispensable quand on observe ou on subit, la situation de chaos indescriptible créée par l'impérialisme au Moyen-Orient (Et ailleurs dans le monde où les conflits armés n’ont jamais été aussi nombreux)
Comment soutenir financièrement ?
- Avec votre CB via le lien https://www.payasso.fr/federationrhonelibrepensee/dons
- Par virement sur le compte FEDERATION DE LA LIBRE PENSEE ET D’ACTION SOCIALE DU RHONE : IBAN FR76 1027 8073 9000 0215 7180 176 et BIC CMCIFR2A
- Par chèque à l’ordre de LP69 chez Gilles Champion, 113 rue Baraban 69003 LYON
2026 05 Rassemblement contre le projet de loi Yadan - 8 avril 2026
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- Écrit par BRUYERE
Rassemblement contre le projet de loi Yadan - 8 avril 2026
Pour la défense de la liberté d’Association
Empêcher l’adoption du projet Yadan
Pour ne pas répéter ce qui a été dit, je concentrerai mon intervention sur les conséquences d’une telle loi sur la liberté d’association. Car si la loi Yadan venait à être adoptée, elle ne permettrait pas seulement de poursuivre les individus, mais aurait de graves conséquences pour les libertés collectives. Et ce que je vais dire est en rapport avec l’actualité, puisque ce vendredi 3 avril, sur le plateau de BFM-TV, Laurent Nuñez a annoncé une nouvelle loi sur le Séparatisme, permettant de dissoudre certaines structures : Un nouveau projet destiné à renforcer la loi de 2021.
Sous l’ère d’Emmanuel Macron, en 9 ans, 47 associations ont été dissoutes, dont une grande majorité au nom de la Loi du 24 août 2021, dite « Séparatisme ».
La loi dite loi « Sécurité Globale » avait pour objectif de réprimer les individus ; celle dite loi « Séparatisme » en a été le corollaire : son objectif est de réprimer les consciences et les pensées. Le projet de loi Yadan s’articule totalement dans ce dispositif et se présente -pour le coup, le mot n’est pas trop fort – comme un acte de terrorisme intellectuel.
Nous avons bien affaire à un Pouvoir totalitaire, de plus en plus ouvertement, qui veut « contrôler et asservir en permanence les corps et les consciences. »
La loi « Séparatisme » tend à édifier, sous la Tutelle du Pouvoir, un modèle unique mettant en actions des règles décidées par le Pouvoir, œuvrant à une Idéologie d’État, totalitaire par essence. La lutte contre un soi-disant antisémitisme, assimilé de façon consubstantielle à l’antisionisme, a toutes les apparences d’un prétexte.
Je cite les attendus : « Cette haine de l’État d’Israël est aujourd’hui consubstantielle à la haine des Juifs. »
L’article 1er prévoit « un nouveau délit visant à réprimer tous les actes et tous les propos qui ont pour objet ou pour effet de banaliser, de minorer ou de relativiser les actes de terrorisme ou le danger représenté par les auteurs de ces actes. Ce délit serait sanctionné d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende ». Relativiser : c’est ce qui a permis d’attaquer, de diffamer, après le 7 octobre et depuis, ceux qui adoptaient une approche critique pour rappeler que le 7 octobre s’inscrivait dans une histoire datant de 1948, et même avant. Ce qui serait une approche historienne, sans même une dimension militante !
Il est proposé de punir également les provocations indirectes pour définir divers délits.
Les individus, comme les associations, sont concernés.
À terme, toutes les associations, et non plus seulement celles « reconnues d’utilité publique » seront contrôlées à outrance avec l’Épée de Damoclès sur leur tête : leur dissolution, et la condamnation de leurs dirigeants, dont on veut faire les supplétifs du pouvoir.
Pour conclure, au prétexte de lutter contre le terrorisme et plus largement contre l’insécurité, la Démocratie subit des régressions inquiétantes : atteintes aux Libertés Individuelles et au respect de la vie privée, pressions du pouvoir politique sur la justice et les médias, création de fichiers liberticides, rétention de sûreté en raison de la dangerosité supposée de certaines personnes, recours croissant à la détention provisoire, peines plancher, instrumentalisation de l’Histoire nationale… Milieux populaires, Immigrés et étrangers font les premiers les frais de telles régressions.
Plus que jamais les libertés individuelles apparaissent comme une conquête démocratique à défendre.
Non au projet de loi Yadan !
2025 10 28 Migrants mineurs isolés à Lyon
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Migrants mineurs isolés à Lyon : La Lettre mensuelle d’informations de la Fédération du Rhône de la Libre Pensée a Interviewé le COLLECTIF SOUTIENS/MIGRANTS CROIX-ROUSSE
Propos recueillis par Xavier HYVERT ; membre du bureau de la Fédération du Rhône de la Libre Pensée.
La Fédération du Rhône de la Libre Pensée remercie le COLLECTIF SOUTIENS/MIGRANTS CROIX ROUSSE (Nommé dans la suite CSM/XR), dont elle salue l’action et son représentant, pour avoir accepté cet interview.
La lettre mensuelle : Cette interview a lieu au moment où la France vient d’être accusée par l’ONU de « violations graves » des droits des enfants migrants. Un article de Médiapart rapporte que : « Dans un rapport publié le 16 octobre 2025, le Comité des droits de l’enfant des Nations unies (CRC) affirme qu’en France, beaucoup de migrants ne pouvant accéder au système de protection de l’enfance se retrouvent sans abri, privés de soins de base et vivant dans des conditions «dégradantes ». Le CRC constate qu’un « grand nombre » de ceux qui se déclarent enfants sont traités comme des adultes, à la suite de procédures d’évaluation de l’âge jugées « défaillantes ». Alors que la loi française, selon l’ONU « considère les mineurs non accompagnés avant tout comme des enfants ayant besoin de soins et de protection ». Peux-tu, pour les lecteurs de la Lettre mensuelle d’informations de la Fédération du Rhône de la Libre Pensée, te présenter et présenter le COLLECTIF SOUTIENS/MIGRANTS CROIX-ROUSSE ainsi que les raisons de son existence, son histoire en quelques mots ?
CSM/XR : Le Collectif soutiens/migrants Croix-Rousse s'est constitué en 2018/2019 au squat de l'ancien collège Maurice Scève qui avait été « ouvert » (nous revendiquions une « réquisition citoyenne ») par des militants pour héberger des mineurs isolés qui étaient abandonnés par la Métropole de Lyon (en charge de la protection de l'enfance) et qui avaient établis un petit campement dans les jardins de la montée de la Grande Côte à la Croix-Rousse. Ce premier squat a duré deux ans, hébergeant aussi beaucoup de demandeurs d'asile qui se trouvaient à la rue (il y a eu jusqu'à 400 habitants dans ce squat). Le Collectif s'est donc constitué sur le terrain, par la pratique de l'accompagnement des habitants de ce squat et la nécessité de s'organiser, notamment pour préserver le lieu.
Le collectif a toujours eu deux axes dans ses actions : d'une part, accompagner et soutenir matériellement les personnes exilées subissant la maltraitance institutionnelle du non-accueil, par exemple en ouvrant des squats, et d'autre part, militer, organiser des manifestations, médiatiser la situation pour revendiquer un accueil digne des exilés dans notre pays et, a minima, le respect des droits fondamentaux pour toutes et tous.
La lettre mensuelle : Pourrais-tu décrire la situation des migrants que vous aidez et les différentes actions que vous menez avec le Collectif?
CSM/XROUSSE : Aujourd'hui, nous nous concentrons sur le soutien aux mineurs isolés en recours : ces jeunes se présentant comme mineurs et dont la prise en charge est refusée par la Métropole qui, au terme d'une évaluation contestable (un simple entretien), met en doute leur minorité. Pendant la durée de leur recours en justice qui peut durer 6 mois à un an, les jeunes sont abandonnés des institutions, dans une zone grise du droit car « ni mineur, ni majeur », sans aucune ressource. Pourtant, une majorité d'entre elles et eux seront bien reconnus mineurs par la justice des enfants au terme de la procédure de recours.
Le Collectif revendique l'application du principe de présomption de minorité, comme le préconise la Défenseure des Droits, c'est à dire que ces jeunes soient considérés comme mineurs et pris en charge par la protection de l'enfance jusqu'à la fin de leur recours en justice.
C'est parce que la France ne respecte pas ce principe énoncé par la Convention Internationale des Droits de l'Enfant qu'elle a été condamnée à plusieurs reprises par l'ONU et la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH).
Depuis la fin de l'occupation de l'ancien collège en 2020, le Collectif a ouvert 4 squats, lieux d'hébergement pour les mineurs en recours, dont 3 sont aujourd'hui fermés et géré également deux lieux mis à disposition par les propriétaires, toujours dans des bâtiments vacants inutilisés depuis plusieurs années. Sur ces lieux, le Collectif achète la nourriture pour que les jeunes puissent préparer un repas collectif par jour, paye les fluides (énergie, eau) et les travaux éventuels pour entretenir les bâtiments, fournit les produits d'entretien (hygiène corporelle et ménagère) avec un peu d'aide de la Croix-Rouge, des crédits pour le téléphone,... Actuellement nous hébergeons ainsi 85 jeunes (60 garçons et 25 filles) dans deux lieux.
Malheureusement cela ne suffit pas pour héberger tous les jeunes (quelques centaines à Lyon) et depuis 3 ans, se constituent des campements de mineurs en recours dans la ville de Lyon, pour lesquels nous achetons les tentes, fournissons le minimum pour l'hygiène et l'équipement contre le froid, organisons les dons du voisinage sur place,...
Actuellement, 250 à 300 jeunes (sur)vivent au campement des Chartreux à la Croix-Rousse.
La lettre mensuelle : Pourrais-tu apporter des précisions sur les coûts de revient des actions que vous menez ?
CSM/XR : Actuellement nous dépensons environ 6000 euros par mois pour l'accompagnement des presque 400 jeunes que nous soutenons. A titre d'exemple, une bouteille de gaz nous coûte 37 €, nous en achetons 3 par semaine pour le squat du Pa55age, une tente 2 places vaut 30 €, nous en achetons presqu'une cinquantaine par mois pour le campement, un sac de riz de 20 kilos nous coûte 28 €, nous en consommons 4 par semaine pour le Pa55age et un pour la maison des filles, cette semaine nous avons voté un budget de 700 euros pour acheter des bouillottes aux jeunes du campement,...
Nous ne touchons pas de subvention des institutions, tout est financé par la solidarité de particuliers (ou parfois d'organisations militantes comme la vôtre). Nous avons une cagnotte en ligne et nous organisons des fêtes et événements pour visibiliser la situation des jeunes et récolter des fonds, les dons déclarés peuvent faire l'objet de rescrits fiscaux..
La lettre mensuelle : Souhaites-tu ajouter quelque chose?
CSM/XROUSSE : Notre première banderole, déployée lors d 'une séance du conseil métropolitain disait « Nous ne ferons pas le travail à votre place ». 7 ans plus tard, nous faisons encore beaucoup trop à la place des institutions, mais nous militons toujours pour que celles-ci assument leurs responsabilités afin que nous puissions disparaître.
Il s'agit, à Lyon, de prendre en charge 300 à 400 jeunes qui ne souhaitent qu'aller à l'école, se former pour apprendre un métier et vivre parmi nous. Rien d'insurmontable à nos yeux pour une Métropole de 1,5 millions d'habitants.
Dans l'hexagone, nous estimons à 3500 le nombre de mineurs isolés « en recours » abandonnés des institutions. Pour accompagner 400 jeunes le Collectif Soutiens/Migrants Croix-Rousse estime le besoin à 72.000€ par an soit 180€ par personne.
La lettre mensuelle vous remercie de ce temps d'interview, LA FEDERATION DU RHÔNE DE LA LIBRE PENSEE VOUS APPELLLE A SOUTENIR FINANCIEREMENT LE COLLECTIF SOUTIENS/MIGRANTS CROIX-ROUSSE en cliquant sur https://www.payasso.fr/librepensee69/doncomitemigrants
Les sommes collectées par la Libre Pensée du Rhône lui seront intégralement reversées.
2025 08 28 PLAQUE COMMUNE
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- Écrit par BRUYERE
ECLATANT SUCCES DE L’INAUGURATION DE LA PLAQUE EN HOMMAGE A LA COMMUNE DE LYON LE JEUDI 28 AOUT 2025 !
Commençons par la partie émotion.
Emotion quand Alain Bujard a pu intervenir au nom de l’Institut d’Histoire Sociale de la CGT, avec une autorisation de son hôpital.
Emotion quand la présidente des porte-drapeaux du Rhône a rendu hommage aux morts de la Commune avec une minute de silence.
Des interventions fortes de Fanny Dubot maire du 7eme, Sylvie Tomic de la mairie de Lyon, Pierre Girod pour le collectif des trois associations à l’origine de la plaque, le trésorier de la LIBRE PENSEE du Rhône, le délégué du syndicat SOLIDAIRES.
On notait la présence affirmée de la LIGUE DES DROITS DE L’HOMME, de syndicalistes du SNES FSU, de la CGT, de FO, de la députée Anaïs Belouassa-Cherifi de la 1ere circonscription, de la maire du 3eme. Et bien sûr de nombreux habitants de la Guillotière et de leurs associations.
La presse et des médias étaient présents pour couvrir l’événement.
Sylvie Tomic a insisté sur la collecte citoyenne qui a permis de couvrir les frais de la plaque, elle appartient désormais au mouvement démocratique et social de Lyon.
Certes, il a fallu du temps pour que la ville de Lyon rende enfin hommage à la Commune de Lyon. Mais le mouvement de reconstitution de la mémoire populaire est lancé. Pierre Girod a évoqué ce qui sera fait fin avril 2026
Une collecte généreuse a permis de contribuer aux frais de la plaque et des événements à venir.
La souscription citoyenne continue ! Vous pouvez apporter une contribution pour le financement de la plaque et pour les projets à venir autour de la Commune (à Lyon comme à Paris), avec le lien https://www.payassociation.fr/federationrhonelibrepensee/dons ou chèque ordre LP69 à envoyer LIBRE PENSEE, 7 rue Major Martin, 69002 Lyon (compte spécial souscription).
Enfin l’association pour la Commune de Lyon a tenu son AG dans la foulée et sera porteuse de ces événements.
Ci-joint,
L’intervention de Sylvie Tomic : « Dévoilement d’une plaque en mémoire de la Commune de la Guillotière, à l’initiative des Amis de la commune, de l’Institut d’histoire sociale de la CGT et de la Libre pensée du Rhône, grâce à une souscription populaire.
Le 4 septembre 1870, Lyon fut la première ville en France à s’inscrire dans le mouvement des communes insurrectionnelles nées de la défaite de Sedan. En mars 1871, une seconde phase de la Commune fut lancée mais rapidement réprimée. La Guillotière résista plus longtemps. Le 30 avril 1871, la mairie du 3eme arrondissement, située à l’époque à côté de la place du pont, fut le théâtre des combats opposant les insurgés, qui refusaient le nouveau mode de scrutin municipal, à l’armée, qui tira dans la foule et fit entre 30 et 50 morts.
Cette plaque est un hommage à ces morts, et plus largement à ce vaste mouvement insurrectionnel, qui voulait la démocratie, la justice sociale, la liberté et le pouvoir au peuple.
C'est aussi un hommage à un quartier, la Guillotière, un quartier à l’identité forte, à l’histoire riche. Un quartier ouvrier, un quartier engagé, une terre d’accueil. Son histoire est structurante pour notre ville.
Désormais, cette plaque racontera aux passantes et passants l’immense espoir de meilleurs lendemains, l’engagement et la lutte pour la liberté et la dignité, et la répression terrible qui s’en suivit. »
L’intervention de la LIBRE PENSEE DU RHÖNE
« Chères citoyennes et chers citoyens, Chers camarades, chers amis, chères élues,
Par en bas.
C’est « par en bas » que les républicains révolutionnaires de Lyon ont proclamé la République du haut du balcon de l’hotel de Ville de Lyon le 4 septembre 1870 à 9 h du matin, drapeau rouge flottant au vent sur le toit, Paris seulement le soir à 18 h.
Avant d’être proclamé capitale de la Résistance en septembre 1944, Lyon était déjà la capitale putative de la France.
Et c’est alors la première Commune dès septembre, à Paris cela sera que le 18 mars 1871.
Nous sommes fiers que par décision du Comité de Salut Public, dès le 14 septembre 1870, les écoles sont laïcisées. Extraordinaire précédent à la première Séparation réalisée par la Commune de Paris quelques mois plus tard, supprimant le budget des cultes !
Si la Commune de Paris préfigure la loi de 1905, Lyon anticipe sur les lois laïques relatives à l’enseignement scolaire. Et citons la citoyenne communarde MARIE BONNEVIAL qui ouvre rapidement une école laïque dans le quartier, à quand une rue à son nom ?
Je ne résiste pas à vous lire l’article 1 : « Considérant que l’enseignement donné par les congrégations religieuses est contraire à l’esprit républicain, ARRETE, Nulle subvention n’est accordée dès ce jour par la Commune aux institutions religieuses de l’un et l’autre sexe. »
Il y a beaucoup à faire pour retrouver l’esprit de cet article 1, la Libre Pensée avec d’autre organisations laïques, s’y emploie avec un plan de sortie de la Loi Debré de 1959 et la revendication simple de « fonds publics à l’école publique, fonds privés à l’école privé », portée par les 11 millions de signataires « d’en bas » lors du rassemblement de Vincennes de 1960.
Et nous sommes fiers que le 9eme Congrès mondial de l’Association Internationale de la Libre Pensée se termine à Lyon par une conférence au PALAIS DE LA MUTUALITE le samedi 11 octobre 20 h, avec en ligne de mire le 120eme anniversaire de la loi de 1905.
Car nous défendons, comme les Communards de Lyon, la Séparation des Églises et de l’État comme la solution démocratique garantissant la liberté de conscience et l’égalité de tous devant la loi.
La conférence de Lyon mettra au centre la liberté de conscience et la lutte contre tous les crimes des Églises ou commis en leur nom. Nous y ferons entendre la Justice due aux victimes des crimes des Églises.
Un scoop : nous invitons ce jour l’archevêque de Lyon à venir y exposer ses positions sur la question des abus sexuels de l’Eglise ! S’il nous entend par le truchement de la presse, viendrez-vous ?
Et pour terminer l’année 2025, La FNLP a pris l’initiative d’organiser un grand meeting national, unitaire, démocratique et internationaliste à la salle Japy de Paris le 6 décembre 2025, ouvert à toutes les organisations ayant défendu la loi de 1905 contre sa réécriture sauvage par la loi « Séparatisme » d’aout 2021.
« Par en haut » avec cette inauguration, avec la conférence du 11 octobre à Lyon, avec le meeting à Paris du 6 décembre, nous voulons aider celles et ceux qui, « par en bas », essaient de renouer avec l’esprit des communards de Lyon et d’ailleurs,
« Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut ; et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas »
Ni dieu ni maitre, vive la Commune et vive la République sociale ! »




2025 05 05 SOUSCRIPTION PLAQUE COMMUNE
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- Écrit par BRUYERE
Une plaque pour la COMMUNE DE LYON
« 30 avril 1871, à cet emplacement qui était alors la mairie de la Guillotière, dénouement tragique de l'épisode révolutionnaire de la Commune de Lyon.
Ce jour-là, eut lieu le massacre des citoyens opposés à la nouvelle loi électorale qui leur interdisait d'élire leur maire (30 à 50 morts).
Plus avec le QR code 
Amis de la Commune de Paris, IHS - CGT, Libre Pensée du Rhône »
Nous lançons une SOUSCRIPTION auprès de vous pour couvrir les 1130 euros de frais de la plaque, dont 380 euros à la charge de la LIBRE PENSEE DU RHÖNE.
Il suffit de faire un don libre via,
le lien https://www.payassociation.fr/federationrhonelibrepensee/dons
ou chèque ordre LP69 à envoyer LIBRE PENSEE, 7 rue Major Martin, 69002 Lyon,
Vive la Commune !
2025 04 29 UN HOMME EST MORT
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- Écrit par BRUYERE
UN HOMME EST MORT !
Lundi 21 avril, dit lundi de Pâques, jour férié, à 7 h 35, à l’âge de 88 ans et des poussières, un homme est mort. Argentin d’origine, exilé en Europe, il a œuvré toute sa vie au service de ceux qui, dépourvus des moyens de s’enrichir, n’avaient que leur force de travail à vendre afin de ne pas mourir de faim.
Il a consacré son savoir et son énergie à lutter pour l’avènement d’un système social enfin juste qui mette fin aux injustices générées par un système fondé sur l’exploitation de l’homme par l’homme.
Issu du peuple des exploités, il n’a pas eu à effectuer un « retour aux pauvres, en refusant, par exemple, les grandes kermesses des dominants, ainsi que les signes extérieurs de pouvoir comme les chaussures rouges ou l’appartement papal luxueux. » ou en arborant ostensiblement, comme un certain Henri Grouès dit l’abbé Pierre, béret douteux, cape usée, soutane défraîchie, canne et croquenots boueux afin de faire peuple ! Il avait compris très tôt ce que recouvrait réellement le concept de « charité » dont l’un de ses concitoyens avait fait son cheval de bataille pour ne pas dire son fonds de commerce. Il savait depuis toujours ou presque, que la charité a ceci de particulier qu'elle donne un pouvoir supplémentaire à celui qui l'exerce, sur celui qui la reçoit. Elle instaure une double inégalité entre les deux parties. Elle crée une relation de dépendance entre le débiteur et le créditeur. Et cette dépendance ne prend jamais fin. Contrairement à ce qui se passe dans le domaine de la banque où un prêt remboursé met fin, ipso facto, à la relation entre le banquier et l'emprunteur, la charité crée une obligation morale à laquelle le débiteur ne peut se soustraire sous peine d'être stigmatisé, taxé d'ingratitude, quand bien même il aurait réglé sa dette. La charité chrétienne est donc en réalité le contraire de ce qu'elle prétend être puisqu'elle renforce le pouvoir de celui qui possède au détriment de celui qui n'a rien. À la dépendance matérielle elle ajoute une dépendance morale. Elle fait de celui qui reçoit un sous-homme ad vitam aeternam. L’auteur de cet article de Frustration Magazine, pas plus que les responsables d’Info Libertaire qui se prétendent anarchistes, ne semblent pas avoir compris cela, qui portent cet “engagement auprès des pauvres” au crédit d’un jésuite argentin récemment décédé lui aussi… Au passage on peut aussi noter une appréciation plus que favorable concernant le style de vie des jésuites : « la Compagnie de Jésus, un ordre religieux fondé par Ignace de Loyola au XVIe siècle qui se distingue par une approche pastorale tournée vers les démunis (justice sociale, accompagnement des marginalisés, engagement auprès des pauvres). Les jésuites sont également formés à vivre avec sobriété. » Ici, on frise le dithyrambe !
Contrairement à notre homme, ils n’ont pas l’air d’avoir saisi, non plus, le sens véritable du mot « écologie ». « “écologie intégrale” “conversion écologique” des systèmes économiques et du rapport à la nature » disent-ils en reprenant certains mots du souverain pontife . Mais pourquoi oublient-ils pudiquement les termes « consumérisme » (13 fois !) « être humain (89 fois !) et Homme (44 fois !) » ? Ces mots employés par le pape permettent d’imputer la responsabilité des dégâts causés à la “nature” à la cupidité sans limite de tous les hommes, indistinctement ! Mais pouvez-vous nous dire ce qu’il y a de commun entre un ouvrier Michelin, Renault, ou Peugeot, un employé de banque ou une caissière de supermarché, qui peinent à joindre les deux bouts avec un salaire dérisoire qu’on appelle SMIC , et les patrons de ces grandes entreprises, les Bolloré, Arnault, Lagardère, Ghosn, Pinault, Charlès et autres Pferdehirt ? Sans parler de cette masse indistincte et très réduite de gens très discrets qu’on ne connaît que sous le terme générique lui aussi, “d’actionnaires” ?
En vérité, il n’y a rien de commun, et vous ne pouvez l’ignorer. Il n’existe pas un ensemble « humains » mais une société dans laquelle des individus ultra minoritaires qui détiennent les moyens de production coexistent avec des millions d’hommes, de femmes et de jeunes obligés, pour survivre, de vendre leur force de travail aux détenteurs des moyens de production susnommés. Il est étonnant que des gens se réclamant de l’anarchisme ignorent cela et s’alignent sur les positions du souverain pontife !
Il existe bien un problème « systémique », mais il n’a rien à voir avec un prétendu « consumérisme ». Ce qui est en cause, c’est le système de la propriété privée des moyens de production lequel génère l’exploitation de l’homme par l’homme et conduit à « l’effondrement global » que vous évoquez. « La transformation radicale qui s’impose » ne saurait être la réduction de la consommation ainsi que vous le suggérez à l’instar du pape François, qui, naguère, dans son encyclique « Laudato si’ » écrivait, toute honte bue : « Nous sommes bien conscients de l’impossibilité de maintenir le niveau actuel de consommation des pays les plus développés et des secteurs les plus riches des sociétés. ». Ce qui signifiait en termes crus, mais clairs qu’il faudrait ramener tout le monde au niveau des pays sous-développés !
Contrairement à ce monsieur, en ce qui nous concerne, nous considérons que « seule l’expropriation capitaliste peut réaliser l’émancipation intégrale », car nous savons (et vous pouvez le savoir aussi !) que les lois de l’économie capitaliste ne peuvent autoriser autre chose qu’une exploitation toujours plus âpre de la classe laborieuse.
Et ce n’est pas tout ! S’agissant des migrants et des palestiniens les auteurs anarchistes de l’article en question ne tarissent pas d’éloges. C’est un véritable panégyrique : « en 2015 il avait demandé « que chaque paroisse, chaque communauté religieuse, chaque monastère, chaque sanctuaire d’Europe accueille une famille » de réfugiés. » Belles paroles, vraiment, mais qu’en a-t-il été réellement ? Sans compter que cet appel vibrant à la charité ne fait que couvrir la vraie raison qui pousse des millions de misérables à affronter les dangers d’une « Méditerranée et [d’une] mer Égée devenues un cimetière insatiable, une image de notre conscience insensible et endormie” » car l’exploitation capitaliste forcenée des richesses et des hommes de ces pays, pudiquement dits « en voie de développement », n’est pas pour rien dans cette horrible situation… Et nos anarchistes de salon de reconnaître, quand même, que « le Pape François n’est évidemment pas anticapitaliste » !
Il en est de même pour la Palestine et particulièrement Gaza à propos de quoi il a eu des mots très forts : « selon certains experts, ce qui se passe à Gaza présente les caractéristiques d’un génocide » sans jamais aller au fond du problème, à savoir qu’Israël est une dictature militaro - théocratique, progéniture monstrueuse issue de la copulation du sionisme et de l’Amérique impérialiste.
« Une crèche au Vatican avec l’enfant Jésus sur un keffieh, le foulard traditionnel des Palestiniens. » n’est-ce pas s’acheter une bonne conscience à bon marché !
D’ailleurs, les félicitations de la vieille direction corrompue du Fatah et du collabo Mahmoud Abbas qui a salué “un ami fidèle du peuple palestinien” en disent long sur la valeur réelle des condamnations proférées par le Vatican…
Il en va du « pape des pauvres » comme, naguère, d’une certaine « princesse du peuple » ! Il est des journalistes pour qui l’oxymore tient lieu de raisonnement, des plumitifs laborieux et stipendiés, friands de ce qu’ils croient être des bons mots. Cependant en général ce n’est pas gratuit et le “bon mot” a une fonction. Son auteur émarge le plus souvent au budget du Capital.
En fin de compte, cet article publié par un site anarchiste s’apparente étroitement à une défense et illustration de l’action de Bergoglio pour ne pas dire d’une apologie du personnage…
En ce qui nous concerne, nous n’avons pas dit “au revoir ” à notre camarade, encore moins “adieu”, nous n’avons pas dit “paix à son âme” car il savait et nous aussi que “l’âme ” n’existe pas plus que le dieu des diverses religions, nous n’avons pas demandé que les cloches de Notre-Dame de Paris retentissent 88 fois, comme elles l’ont fait en hommage au Pape François mort à l’âge de 88 ans. En revanche nous avons levé le poing et entonné l’Internationale comme il l’aurait voulu !
G. Douspis
2025 04 29 JUSTICE POUR LES VICTIMES D’ABUS SEXUELS DE L EGLISE
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- Écrit par BRUYERE
JUSTICE POUR LES VICTIMES D’ABUS SEXUELS DE L EGLISE !
LA LIBRE PENSEE AVEC LES VICTIMES !
Le 10 novembre 2022 nous écrivions :
« Père PREYNAT, père PEYRARD, père RIBES, père BABOLAT, père BLANC, père DURIEUX, père FOUCHET, père RIVOIRE, tous de la région lyonnaise et alentours, certains condamnés ou décédés, le dernier réfugié dans un EHPAD : La hiérarchie catholique de Lyon et alentours est directement compromise dans la dissimulation d'une série d’actes pédocriminels.
Le récent rapport SAUVE d’octobre 2021 a clairement établi qu’il y a bien un caractère systémique à ces agressions sexuelles sur des mineurs, filles et garçons.
Le scandale est donc patent, la souffrance et la colère des victimes se sont exprimées de façon claire, nette et précise.
Et il y a plus : dans un document du 6 novembre 2020, le comité des droits de l’enfant de l’ONU, a demandé au gouvernement français de lui remettre avant le 30 octobre 2021, un rapport incluant les abus sexuels du clergé sur des enfants (recommandation 21 ci-dessous), qui détaille :
« Les enquêtes, les poursuites et les sanctions dans les cas d'abus sexuels commis par des membres du clergé, y compris les informations sur la prescription ; les réparations, y compris l'indemnisation et la réhabilitation ; et les mesures prises pour protéger les enfants contre les abus sexuels commis par des membres du clergé »
Le comité de l’ONU considère donc que l’État français ne peut pas laisser l’Église être juge et partie.
La Libre Pensée partage cet avis de l'ONU : nous ne considérons pas que l’INIRR et la CRR crées par l’Église catholique soient légitimes pour gérer seules les conséquences de ces actes. »
Depuis, la liste s’est allongée considérablement et nous aurions du mal à en faire une liste exhaustive. Tout le monde a en tête l’abbé Pierre et le récent scandale de Bétharram : oui, le rapport SAUVE avait raison en parlant d’un caractère systémique et d’une évaluation de 330 000 victimes.
Mais la situation politique a aussi beaucoup évolué.
Après une question écrite au gouvernement plusieurs fois déposée et toujours restée sans réponse depuis novembre 2022, il y a la mise sur pied d’une commission d’enquête parlementaire : Paul Vannier son co-rapporteur, sera présent le vendredi 13 juin à Lyon pour faire un point et échanger avec des victimes. Une conférence de presse sera organisée le jour même.
