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  • Bulletin An II de la fédération du Rhône

2025 12 09 LETTRE A DOUCET MAIRE DE LYON

Détails
Écrit par BRUYERE
Publication : 6 janvier 2026

Fédération du Rhône de la Libre Pensée

A M. Grégory, maire de Lyon

Lyon, le 9 décembre 2025

Monsieur le Maire,

A l'occasion des 120 ans de la loi de 1905, la mairie de Lyon parraine une série d'événements entre fin novembre et fin janvier, supposément dans le but de célébrer la laïcité. Pour l'essentiel, les protagonistes sont soit des représentants des grands cultes constitués, Eglise catholique en tête, soit des représentants de structures favorables à la loi de 2021 "confortant le respect des principes de la République", dite loi séparatisme, c'est-à-dire la principale tentative de tour de vis autoritaire, nationaliste et clérical imposée aux associations françaises depuis 120 ans.

Constatant cette anomalie, la Libre Pensée du Rhône, conviée par vos services à s'associer à ce programme, a proposé d'organiser en janvier une déclinaison lyonnaise du grand meeting international de la Bourse du Travail à Paris le 6 décembre, où des centaines de personnes se sont réunies à l'appel de la Vigie de la Laïcité, de la Libre Pensée et des principales organisations laïques, avec les syndicats et les organisations de travailleurs immigrés, pour la liberté de conscience, la solidarité internationale et la République sociale. A l'issue de ce meeting, une déclaration a été adoptée, que nous vous joignons pour information.

Vos services ont refusé de parrainer l'événement, arguant de son caractère "trop politique". Ils ont ensuite entrepris de réécrire unilatéralement le descriptif de la soirée, en gommant toute critique de la loi séparatisme, pour nous "proposer" d'inclure ce texte tronqué par leurs soins dans leur communication institutionnelle. La Libre Pensée du Rhône a refusé ce travestissement : l'émancipation laïque n'a pas besoin de tels parrains. Nous prenons bonne note de la réponse de vos services, qui une fois placés au pied du mur, ont fini par nous donner raison sur le fond tout en maintenant leur refus de l'inclure dans le programme des festivités. Vos services qualifient la loi séparatisme de "contestée" : il nous semble contraire qu'il y a consensus dans le mouvement associatif pour demander son abrogation pure et simple.

Oui, monsieur le maire, la laïcité est un principe politique ! Elle n'est pas une vieille chose qu'on commémore dans le vide, ni une religion de substitution, ni une sorte de super œcuménisme qui ménagerait un rond de serviette à l'athéisme subventionné à côté des autres cultes. La laïcité est la garantie de toute objection de conscience, le refus de toute idéologie d'Etat, y compris athée ou séculariste ; à ce titre, elle est la condition de l'émancipation politique et sociale de l'Humanité. Elle n'appartiendra jamais aux "corps intermédiaires" ni aux associations cooptées par l'Etat et les collectivités.

Votre position, Monsieur le Maire, est tout aussi politique que la nôtre : simplement elle n'est pas du même bord. Vous faites le choix d'une laïcité organique et officialisée, avec une bien étrange compagnie. C'est dire combien votre municipalité accorde peu d'importance, au fond, à l'émancipation individuelle et collective, à la transformation sociale, à la république universelle et antiraciste. Votre laïcité est un principe de légitimation de l'ordre établi : à ce titre, elle n'a rien de véritablement laïque.

Le samedi 24 janvier à 16h à la Maison des Sociétés à Bron, la Libre Pensée appelle les syndicats et les associations démocratiques et antiracistes à se réunir et à célébrer le combat laïque et la solidarité internationale. Nous le ferons sans vous.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de toute notre considération laïque et républicaine,

Pour la Fédération du Rhône de la Libre Pensée,

2025 12 LETTRE D UN PERE

Détails
Écrit par BRUYERE
Publication : 21 décembre 2025

En tant que père je suis profondément indigné de ce que vous essayez de vendre à mon fils - Dirk Tuypens le 20 novembre 2025

 

Service militaire : « Mon fils de 17 ans a reçu une lettre du ministre Francken, je lui ai répondu »

Depuis la semaine dernière, 149 000 jeunes de 17 ans ont reçu une lettre du ministre de la défense Theo Francken les invitant à faire leur service militaire volontaire. Dirk Tuypens, père de famille, lui a répondu. La lettre de réponse de Dirk Tuypens a déjà été lue au Nord du pays par des centaines de milliers de personnes.

Elle a été publiée ce mardi dans le quotidien flamand De Morgen. La voici :

 

Monsieur Francken,

C’est donc vendredi que votre lettre adressée à mon fils de dix-sept ans est tombée entre ses mains : une invitation à effectuer un service militaire volontaire d’un an.

Vous aviez annoncé son arrivée avec tambours et trompettes, aussi n’était-ce pas une surprise. En revanche, lire votre lettre fut une véritable stupeur.

Bien que cette lettre ne me soit pas adressée, je prends la liberté de vous répondre. Parce que, en tant que père de ce jeune homme de dix-sept printemps, je suis profondément indigné par ce que vous tentez de lui vendre, à lui et à ses semblables. Par la légèreté avec laquelle vous essayez de recruter des milliers de jeunes pour cette guerre que vous prônez de plus en plus ouvertement chaque jour. Cela ne vous dérangera sans doute pas, je n’ai aucune illusion à ce sujet : ceux qui ne partagent pas votre politique font partie, selon vos propres mots sur Facebook, des « des bobo-écolos, des pseudo-pacifistes, des communistes, des complotistes, des amateurs de Poutine qui rendent notre pays riche plutôt que pauvre ».

Il faut le reconnaître, vous avez un sens du timing. Les jeunes de dix-sept ans reçoivent votre courrier en novembre, quelques jours après que le pays tout entier ait commémoré la fin de la Première Guerre mondiale. Aux monuments aux morts, des personnalités comme vous, dos droit et visage grave, ont rendu hommage aux soldats tombés lors de la Grande Guerre. Et, comme toujours, cela s’accompagne de grands discours sur « ceux qui ont donné leur vie pour la paix, la liberté, la démocratie… ». Car c’est toujours ainsi que l’on présente l’enjeu de la guerre, du moins dans les grands discours de ceux qui la décident.

Le soldat français Louis Barthas, mobilisé en 1914, écrivait dans ses carnets de guerre une phrase frappante : « Dans les villages, on veut déjà ériger des monuments à la gloire des victimes de ce grand massacre, ou comme disent les chauvins, “à la gloire de ceux qui ont volontairement sacrifié leur vie”. Comme si les malheureux avaient eu le choix de faire autre chose… Ah si les morts de cette guerre pouvaient se lever de leur tombe, ils briseraient ces monuments hypocrites, car ceux qui les ont érigés les ont sacrifiés sans pitié. »

Voilà la réalité amère, monsieur Francken. Aucune vie n’est donnée volontairement à la guerre, elles y sont arrachées avec brutalité. Chaque vie déchiquetée dans la boue des champs de bataille est une vie gaspillée délibérément. Et la guerre n’est pas une horreur qui surgit soudainement du néant. C’est une horreur décidée par des hommes. Pas par les jeunes de dix-sept ans qui reçoivent votre lettre, pas par leurs parents, leurs familles ou leurs amis. Mais par les grands de ce monde. Et toute la rhétorique grandiloquente sur la liberté et la démocratie ne peut masquer une vérité simple : la guerre a toujours été une question de pouvoir, d’argent et d’intérêts économiques.

C’est pour cela que tant de vies sont sacrifiées.

Et ce sont toujours les vies des jeunes qui sont jetées dans la gueule affamée du monstre de la guerre. Des jeunes que l’on recrute et que l’on prépare, encore et toujours, avec les mêmes mensonges criminels, pour courir vers leur mort au nom du drapeau et de la patrie, et revenir chez eux dans un sac mortuaire.

C’est pourquoi votre lettre est si consternante. Elle occulte toute réalité et se présente comme une offre d’emploi banale pour un poste ordinaire. Dès le deuxième paragraphe, vous leur promettez, en gras, un « salaire attractif ».

Vous savez parfaitement à quel point 2 000 euros par mois peuvent être tentants pour un jeune de dix-sept ans. Ensuite, vous assenez aux jeunes des phrases creuses sur « contribuer activement à l’avenir du pays », « une opportunité unique de se développer personnellement et professionnellement », « se faire des amis pour la vie », « un environnement de travail passionnant et aventureux ». Tout cela est d’une légèreté insupportable.

Vous objecterez peut-être que je m’inquiète pour rien, car sur votre page Facebook, vous affirmez avec assurance que vous ne voulez pas envoyer nos jeunes au front. Mais alors, pourquoi en avez-vous besoin ? À quoi doivent-ils être prêts ? Car c’est bien ce que dit votre lettre : « Nous devons être préparés et prêts à agir. » Pourquoi voulez-vous que mon fils et ses semblables soient prêts ? Pour éplucher des pommes de terre, nettoyer les latrines avec leur brosse à dents, s’ennuyer à mourir dans les casernes, ou recueillir des anecdotes héroïques à raconter plus tard à leurs descendants sur leurs jours glorieux sous les drapeaux ?

Pour qui nous prenez-vous, monsieur Francken ? Et pour qui prenez-vous nos jeunes ? Pensez-vous vraiment qu’ils ne comprennent pas ce que signifient, en réalité, tous ces appels voilés à la « préparation », baignant dans l’odeur nauséabonde du « devoir patriotique » et de la « citoyenneté » ? Allons, monsieur Francken, à qui voulez-vous faire croire cela ? Soyez au moins honnête. Cessez de souffler le chaud et le froid.

Vous voulez, avec l’Europe, que nous soyons prêts pour la guerre dans cinq ans. Vous voulez que nous nous armions jusqu’aux dents, que nous construisions des abris, que nous remplissions nos maisons de kits de survie, et maintenant, que nos jeunes soient prêts. Et nous devons croire que vous ne les enverriez pas réellement au combat armé ? La guerre n’est pas un « environnement de travail passionnant et aventureux », ni une « opportunité unique de se développer personnellement et professionnellement ».

Comme l’écrit le journaliste Walter Zinzen : « Les guerres sont en réalité des massacres et des destructions de masse. Tout ce qui est humain y est éradiqué par une violence sans pitié. Et c’est à cela que nous devons nous préparer, comme notre ministre de la Guerre nous invite à le croire ? »

Mais sans doute rangerez-vous aussi monsieur Zinzen parmi les indésirables qui, selon vous, ne méritent que moqueries et mépris.

Ces jours-ci, vous essuyez de nombreuses critiques. Cela ne vous empêche pas de dormir, vous savez encaissez, c’est dans la nature de la fonction, n’est-ce pas ? Mais vos enfants ne sont pas épargnés, et cela, à mes yeux, dépasse les limites du tolérable. Sur Facebook, vous écrivez : « Quand on s’en prend à mes enfants, je réagis assez vivement. »

Eh bien, nous avons au moins cela en commun. Car quand il s’agit de mes enfants, je réagis aussi assez vivement. Et ce qui me fait dresser les cheveux sur la tête, c’est de voir comment le gouvernement, dont vous faites partie, s’emploie avec zèle à démanteler les perspectives d’avenir des jeunes par des restrictions drastiques et des réformes sociales destructrices, de sorte qu’il ne leur restera bientôt plus d’autre option que de s’engager dans l’armée.

Au JT, on vous a demandé si vous étiez déjà réserviste. Vous avez répondu que vous n’aviez pas encore eu le temps. Eh bien, monsieur Francken, mon fils n’a pas le temps non plus. Il a déjà fort à faire : vivre, être jeune, passer du temps avec ses amis et son amoureuse, aller à l’école, acquérir de l’expérience en tant que travailleur étudiant, faire des projets pour l’avenir qui s’offre à lui… Il ne rêve pas d’une mort héroïque en tant que jeune recruté, suivie d’un hommage de personnalités comme vous pour le « don » de sa vie.

Je peux vous annoncer, peut-être à votre déception mais en tout cas à mon grand soulagement, que mon fils décline poliment votre invitation. Cela me conforte dans l’espoir que Simon Gronowski ait raison lorsqu’il écrit, dans son livre récemment paru ‘Plaidoyer pour la paix’ : « Les jeunes disposent d’un sens de la justice, de la vérité et de la solidarité. » Avec mes salutations pacifistes,

Dirk Tuypens Source : ptb.be

2026 03 LES FILLES AUX MAINS JAUNES

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Écrit par BRUYERE
Publication : 21 décembre 2025

PIECE PACIFISTE ET FEMINISTE

EN LIAISON AVEC LA LIBRE PENSEE DU RHÖNE, LE MOUVEMENT DE LA PAIX et L OBSERVATOIRE DES ARMEMENTS

Causerie (entrée libre) autour de la journée internationale du 8 mars, actualité du combat féministe contre la guerre le samedi 14 mars 14 h Karbone

A l'occasion de la pièce LES FILLES AUX MAINS JAUNES

Quatre munitionnettes fabriquent des obus pour l’armée pendant la première guerre mondiale où elles prennent la place de leurs maris, leurs enfants et frère partis au combat, avec des salaires au rabais, des conditions de travail épouvantables et cet explosif qui jaunit les mains et dégrade leur santé.

Mais l’espoir reste le plus fort et malgré toutes les difficultés elles luttent aussi pour leur émancipation et pour la paix. Dans toute l’Europe et jusqu’en Russie, s’élèvent des révoltes de femmes contre la guerre et les privations.

Jeudi 12 - vendredi 13 et samedi 14 mars 2026 à 20 h 00
Scolaire le jeudi 12 mars 2026 à 14 h30
Samedi 14 mars 2026 à 16 h 30
Dimanche 15 mars 2026 à 16 h 00
Salle Le Karbone - MJC Monplaisir
25, avenue des frères Lumière - Lyon 8° (Métro D - Sans Souci)

Plein tarif : 14 € - Tarif réduit : 11 € (Pass Senior AURA,- 16 ans, FNCTA, demandeur d’emploi, étudiant) - Tarif Pass Culture jeune : 7 euros pour la scolaire du 12 mars 14 h30
Réservation et paiement : https://www.payasso.fr/cieg/mainsjaunes

LA BANDE ANNONCE ! https://www.youtube.com/watch?v=zd2cnthrbRg

 

2025 12 21 PROGRES MAINS JAUNES

2026 03 LES FILLES AUX MAINS JAUNES TRACT V4

 

2025 11 01 Une invention nommée Jésus par Nicolas Bourgeois

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Écrit par BRUYERE
Publication : 29 octobre 2025

Une invention nommée Jésus par Nicolas Bourgeois

Notre ami Nicolas Bourgeois a publié en 2008 un ouvrage d’exégèse rationaliste sur Jésus, puis a fait un retirage en 2017. Il est complété par un résumé de sa thèse dans une autre publication. Il n’a pas pris une ride et sa lecture est très agréable. Je ne puis que vous recommander sa lecture.
L’auteur tente de se frayer un chemin original entre les Mythistes et les Mythomanes. Il met en avant un « Jésus historique », qui n’a nullement existé, sur lequel il n’y a aucune preuve réelle et intangible de son existence. « Le Jésus historique n’est pas un personnage, c’est un domaine de recherches. Il serait plus juste de parler du « Jésus des historiens. »
Pour lui, les Mythistes « voient en Jésus comme un personnage construit tardivement (deuxième siècle ou après) à partir de mythes païens, grecs, romains, égyptiens, perses, etc.. ». Nous donnerons volontiers la parole à ceux qui voudraient soutenir en argumentant cette thèse contestée par Nicolas Bourgeois. Sapere Aude est fait pour cela.
Il démontre toutes les falsifications et interpolations dans l’Histoire pour tenter de prouver son existence. Il y en a qui sont connues, d’autres moins. « Historique » ne veut pas dire qu’il a existé, mais qu’il est incontestablement entré dans l’Histoire, en forçant quelque peu la porte. Il rappelle fort justement que Paul (Saül de Tarse » n’a jamais connu Jésus dans ses écrits, et que ses « lettres sont des ouvrages de théologie dont l’écriture s’explique aussi bien, que
Jésus ait existé ou pas. »
C’est indéniable. Dans les polémiques avec les cléricaux (j’emploie ce terme à dessein, car « l’existence de Jésus », leur sert à légitimer leurs actions dans les sociétés et les institutions), il nous a été souvent répondu que le Christianisme ne pourrait exister sans l’existence de Jésus. Or, c’est justement le cas : combien de religions, de sectes, d’affabulations ont pu voir le jour à partir de l’invention d’un personnage ou d’un fait inexistant.

Une question essentielle : le Baptême de Jésus

La question du baptême de Jésus est évoquée dans l’ouvrage, d’abord sur le thème des contradictions. « D’après Matthieu et Marc, Jean-le-Baptiste est arrêté et exécuté après avoir baptisé Jésus. D’après Luc, Jésus est baptisé par on ne sait qui après l’arrestation de Jean-le- Baptiste. L’Évangile de Jean ne parle pas du Baptême de Jésus. »

Cette question me semble déterminante pour réduire à néant la religion abrahamique en y ajoutant la question du Péché originel, où « Dieu » est le seul responsable de la Chute, puisque non seulement il laisse faire, alors qu’il pouvait intervenir pour que l’Acte maudit ne s’accomplisse pas, et que c’est lui qui l’organise. Adam et Ève et l’Humanité ad vitam sont punis pour avoir accompli le dessein du Père. Au Tribunal civil des Hommes, c’est le géniteur qui serait condamné et non sa descendance.
Dans mon étude sur le Concile de Nicée (Sapere Aude N°6), j’expliquai le problème : L’Église condamne Arius et lui donne finalement raison. La théorie du Baptême de Jésus par Jean-le- Baptiste ruine entièrement la théorie de « même substance divine » entre les trois composantes de la Trinité.

Si le Fils est de même nature divine que le Père-Dieu, cela n’a aucun sens que Jean-le- Baptiste le baptise. On ne baptise pas Dieu puisqu’il est Dieu et que c’est lui qui a inventé le baptême. Le Credo décidé à Nicée le dit clairement.
Nous croyons en un seul Dieu, Père tout-puissant, créateur de tous les êtres visibles et invisibles.
Et en un seul Seigneur Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, né du Père, c’est-à-dire de la substance du Père,
Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu ; engendré, et non fait, consubstantiel au Père, par qui a été fait tout ce qui est au ciel et sur la terre ; qui pour nous, hommes, et pour notre salut est descendu, s’est incarné et s’est fait homme ; a souffert, est ressuscité le troisième jour, est monté aux cieux, et viendra de nouveau juger les vivants et les morts. Et au Saint-Esprit.
Ceux qui disent : « il y a un temps où il n’était pas, avant de naître, il n’était pas ; il a été fait comme les êtres tirés du néant ; il est d’une substance (hypostasis), d’une essence (ousia) différente, il a été créé ; le Fils de Dieu est muable et sujet au changement »,
L’Église catholique et apostolique les anathématise.


Le Fils est « genitus non factus », engendré et non pas fait. Il n’est pas « fils de l’Homme devenu Dieu », mais Dieu dès sa conception, en conséquence, on ne peut baptiser Dieu. Arius défendait la théorie qu’il était Homme devenu Dieu par le Baptême, cela avait alors un sens de faire intervenir Jean-le-Baptiste pour plonger Jésus dans le Jourdain. En clair, l’Église catholique anathématise Arius et lui donne raison en même temps. Elle est coutumière de ce gendre d’hypocrisie.

Rires et affirmations loufoques

Dans sa démonstration Nicolas Bourgeois a souvent beaucoup d‘humour, notamment quand il montre que le Nouveau-Testament est plagié sur l’Ancien, jusqu’à la caricature. Le Prophète Élisée nourrissait cent personnes avec 20 pains, alors que Jésus pour en sustenter 5 000 n’eut besoin que de cinq pains et deux poissons. Champion du Monde ! Le « Christ » devait s’appeler « Jésus » pour ressembler à « Josué », le successeur de Moïse dans l’Ancien- Testament, l’Église a tout volé à tout le monde.

Dans leur manie de mythomane pour prouver une existence qui n’a jamais été, les auteurs chrétiens nous font parfois bien sourire. Il est cité dans l’ouvrage de Joseph Klausner en 1922 que Jésus, par humilité, se prosterna devant une brique. Est-ce là la première version du « Tu es Pierre, et sur cette pierre, je bâtirai mon Église » ? La brique a précédé la pierre en lui ouvrant le chemin ?
John P.Meier, plus récemment, affirme que le Christ a accompli 33 vrais miracles. Est-ce de cela que provient le Rite Maçonnique Écossais Ancien et Accepté en 33 grades ? Chaque Grade étant « un miracle » par lui-même pour celui et celle qui le reçoit ?
Sont reprises aussi, avec intérêt, les thèses sur les falsifications, comme celle qui mélange Nazareth le village et la secte des Nazoréens, il fallait à toute force introduire le pied dans une chaussure trop petite. L’âne et le bœuf sont le produit d’un emprunt à un évangile apocryphe et la crèche (de la Nativité) n’était qu’une mangeoire pour animaux. « Le juste humilié qui souffre et meurt pour racheter les péchés de son peuple est un thème de l’Ancien-Testament » que l’on rencontre en Psaume 22 et Isaïe 53. Cela ressert pour les 4 Évangélistes reconnus officiellement par l’Église. Ces quelques exemples sont d’excellentes mises en bouche pour que vous dégustiez cet ouvrage, comme il le mérite.
L’auteur montre aussi que les références à Jésus dans les textes juifs et païens n’apparaissent que bien après la diffusion du discours chrétien. Elles ne sont que des reprises et non la preuve de l’existence de Jésus.

Rappelons une évidence pour les Libres Penseurs, il n’y a pas de vérités révélées ou établies dans l’Exégèse rationaliste, il n’y a que de nouvelles pistes et de nouvelles portes ouvertes pour la recherche. Mais tous seront d’accord avec la conclusion de l’auteur : « L’existence de Jésus est une affirmation de foi et non d’Histoire. »
Christian Eyschen

Une invention nommée Jésus par Nicolas Bourgeois – 200 pages – 18€
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2025 11 11 rassemblement pacifiste

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Écrit par BRUYERE
Publication : 28 octobre 2025

Nos dirigeants nous précipitent vers la guerre : «Rétablir le service militaire» et être prêts «dès ce soir» à faire la guerre

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Prenons le général Pierre Schill, chef d’état-major de l’armée de Terre était invité sur LCI le 18 octobre. Il déclarait «Je n’exclus pas le retour du service militaire». La journaliste, étonnée, lui demande si «on a l’argent» pour cela, car en effet, un service obligatoire demanderait des investissements colossaux et des infrastructures énormes. Le militaire répond : «Nous sommes à un mouvement de bascule».

Pour lui, le service serait «une solution pour avoir dans nos rangs la masse qui sera nécessaire lors d’un événement majeur».

La question n’est donc plus de savoir s’il y aura une guerre, mais quand elle surviendra. Il poursuit que le «lien entre la Nation et son armée était un élément constitutif des guerres modernes», et qu’il faut donc recruter un maximum de réservistes pour constituer une armée «hybride».
Lors de son discours du 13 juillet dernier Macron parlait déjà, à propos de la jeunesse, «d’acceptation du sacrifice, jusqu’au sacrifice ultime», un mot qu’il avait déjà employé par le passé, comme s’il rêvait de sacrifier la jeunesse plutôt que de lui offrir un avenir désirable.

À la fin de l’été, Pierre Schill annonçait un nouveau «service militaire volontaire», et ne passait pas par quatre chemins : «J’ai besoin d’une masse importante, notamment compte tenu des risques de conflits plus importants».
Une sorte d’armée de réserve de jeunes endoctrinés qu’on peut envoyer au front en cas de besoin, mais qui coûte moins cher que des soldats entretenus en permanence dans les casernes.

Ce 22 octobre, ce chef d’état-major de l’Armée de terre appelle les forces armées à se «tenir prêtes à un choc» avec la Russie, et à faire face aux «menaces (qui) s’accroissent, deviennent plus urgentes, plus radicales».

Pour bien installer un climat d’anxiété, il explique : «Tout peut basculer», et «très vite, dès ce matin». Il assénait enfin : «Pour être libres, il faut être craints. Et pour être craints, il faut être forts».
Une vision de la géopolitique et de la diplomatie qui rappelle la veille de la Première guerre mondiale…

Le 25 septembre, le même Pierre Schill disait déjà qu’il fallait «être prêt dès ce soir» à faire la guerre.
«Se préparer à un choc dans les trois ou quatre ans»

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Fabien Mandon, est Chef d’état-major des Armées, invité à l’Assemblée Nationale lors d’une commission de Défense, expliquait tranquillement, avec un petit rictus, que l’armée française devait être «prête à un choc dans trois, quatre ans» (*) et ajoutait que «la Russie ne peut pas nous faire peur si l’on a envie de se défendre».
Le boss de l’armée estime que «la France a un rôle de ‘leadership’ à jouer pour entraîner les autres pays européens».

Notre pays, pointe avancée du militarisme sur le continent.

Fabien Mandon vient de l’armée de l’air, il a été aviateur chargé de larguer des bombes dans le cadre de guerres impérialistes de la France. Il expliquait dans une interview au Point : «En Afghanistan, j’ai tué. Et je sais qui j’ai tué. Des talibans. J’ai une âme de combattant».

De 2012 à 2014, il commande une base nucléaire, avant d’être propulsé «chef d’état-major particulier» de Macron, qu’il côtoie depuis très fréquemment. À ce poste, il conseillait Macron sur la politique militaire à mener et était «chargé de mettre en œuvre le choix du président d’appuyer sur le bouton nucléaire».

Dans l’interview donnée au Point, il expliquait qu’il n’avait pas l’intention de démissionner si le Rassemblement National venait à remporter l’élection présidentielle : «Je suis un militaire au service d’un président élu démocratiquement par les Français. Je n’ai pas de critère politique». Pas vraiment étonnant.
Économie de guerre
Le budget pour 2026 prévoit une augmentation de 13% des dépenses militaires, soit une hausse de 7 milliards d’euros. C’est le seul secteur qui bénéficie de tels moyens supplémentaires.
Nous sommes en économie de guerre, et les plans d’austérité sont menés pour financer le «réarmement» et l’industrie militaire.

C’est la raison de la bataille menée, après ceux qui l’ont précédé, par le «Gouvernement macroniste « Lecornu » et ceux qui le soutiennent, le maintiennent en survie, pour liquider les conquêtes sociales, les Services publics et la Sécurité sociale. Le budget proposé pour 2026 en est la matérialisation : la réduction de tout ce qui peut être réduit , l’augmentation de tout ce qui peut être augmenté pour réorienter, les moyens du Pays, les crédits vers la production d’armements, le renforcement de l’armée.

Le Point toujours, organe de propagande du militarisme, explique d’ailleurs que «2026 sera l’année d’une réelle remontée en puissance, avec plus de munitions pour plus d’entraînements, et les premières livraisons de drones en nombre». L’armée devrait compter 47.000 réservistes d’ici à la fin de l’année, avec l’objectif de 105.000 d’ici à 2035.

La condition pour que le « devrait » se transforme en réalité, c’est que soient réalisées les économies présentées « comme indispensables à la réduction du déficit et de l’endettement ». Critères qui bien sûr ne valent pas quand il s’agit de l’économie de guerre et de l’industrie de l’armement.

La défense des moyens d’existence et l’opposition à la préparation de la guerre sont donc indissociables.

Ces batailles doivent être menées maintenant, avant qu’il ne soit trop tard ; avant que, en « état de guerre » les libertés démocratiques, au nom de l’Union nationale ( l’Union sacrée en 1914-1918).
Les remises en cause actuelles de ces libertés montrent bien quel chemin est empruntée.

Souvenons-nous que la conscription a été suspendue par décret (**)et non abrogée et que les tribunaux militaires d’exception supprimés en temps de paix, peuvent ressurgir (***) pour s’opposer aux velléités de résistance.
Ces tribunaux d’exception qui ont condamné à être exécuter, fusillés pour l’exemple, dés le début de la Première Guerre Mondiale et jusqu’à l’armistice.
Le 11 novembre 2025, au monument aux morts de Lyon, à 15 heures, sur l’Ile du Souvenir, au parc de la Tête d’Or, nous dirons NON A LA GUERRE, NON A TOUTES LES GUERRES

Arrêt des OPEX de la France !
Arrêt immédiat du génocide en Palestine de la colonisation de la Cisjordanie !
Arrêt immédiat des bombardements et de l’invasion du Liban !
Stop aux complicités des gouvernements et de l’Union européenne avec les génocidaires !
Sanctions immédiates contre Israël !
Arrêt de toutes les ingérences militaires, économiques et politiques en Ukraine !
Arrêt des bombardements et des tueries en Ukraine, au Proche Orient et ailleurs !
Arrêt immédiat de toutes livraisons d’armes et composants !
Solidarité avec les déserteurs et les résistants antimilitaristes de tous les pays !
Non à la militarisation de la jeunesse et la société !

Abandon de tous les dispositifs légaux et réglementaires de militarisation de la jeunesse !
Asile pour les déserteurs et réhabilitation collective et républicaine des Fusillés pour l’exemple de la Guerre 1914-1918
LA PAIX EST L’AVENIR DES PEUPLES ! LES PEUPLES DU MONDE ENTIER VEULENT LA PAIX

 

Par Xavier HYVERT, Président de l'Association Laïque des Amis des Monuments Pacifistes du Rhône, membre du bureau de la Fédération du Rhône de la Libre Pensée.

2025 10 28 Migrants mineurs isolés à Lyon

Détails
Écrit par BRUYERE
Publication : 28 octobre 2025

Migrants mineurs isolés à Lyon : La  Lettre mensuelle d’informations de la Fédération du Rhône de la Libre Pensée a Interviewé le COLLECTIF SOUTIENS/MIGRANTS CROIX-ROUSSE

 

Propos recueillis par Xavier HYVERT ; membre du bureau de la Fédération du Rhône de la Libre Pensée.

La Fédération du Rhône de la Libre Pensée remercie le COLLECTIF SOUTIENS/MIGRANTS CROIX ROUSSE (Nommé dans la suite CSM/XR), dont elle salue l’action et son représentant,  pour avoir accepté cet interview.

La lettre mensuelle : Cette interview a lieu au moment où la France vient d’être accusée par l’ONU de « violations graves » des droits des enfants migrants. Un article de Médiapart rapporte que : « Dans un rapport publié le 16 octobre 2025, le Comité des droits de l’enfant des Nations unies (CRC) affirme qu’en France, beaucoup de migrants ne pouvant accéder au système de protection de l’enfance se retrouvent sans abri, privés de soins de base et vivant dans des conditions «dégradantes ». Le CRC constate qu’un « grand nombre » de ceux qui se déclarent enfants sont traités comme des adultes, à la suite de procédures d’évaluation de l’âge jugées « défaillantes ». Alors que la loi française, selon l’ONU « considère les mineurs non accompagnés avant tout comme des enfants ayant besoin de soins et de protection ». Peux-tu, pour les lecteurs de la Lettre mensuelle d’informations de la Fédération du Rhône de la Libre Pensée, te présenter et présenter le COLLECTIF SOUTIENS/MIGRANTS CROIX-ROUSSE ainsi que les raisons de son existence, son histoire en quelques mots ?

CSM/XR : Le Collectif soutiens/migrants Croix-Rousse s'est constitué en 2018/2019 au squat de l'ancien collège Maurice Scève qui avait été « ouvert » (nous revendiquions une « réquisition citoyenne ») par des militants pour héberger des mineurs isolés qui étaient abandonnés par la Métropole de Lyon (en charge de la protection de l'enfance) et qui avaient établis un petit campement dans les jardins de la montée de la Grande Côte à la Croix-Rousse. Ce premier squat a duré deux ans, hébergeant aussi beaucoup de demandeurs d'asile qui se trouvaient à la rue (il y a eu jusqu'à 400 habitants dans ce squat). Le Collectif s'est donc constitué sur le terrain, par la pratique de l'accompagnement des habitants de ce squat et la nécessité de s'organiser, notamment pour préserver le lieu.
Le collectif a toujours eu deux axes dans ses actions  : d'une part, accompagner et soutenir matériellement les personnes exilées subissant la maltraitance institutionnelle du non-accueil, par exemple en ouvrant des squats, et d'autre part, militer, organiser des manifestations, médiatiser la situation pour revendiquer un accueil digne des exilés dans notre pays et, a minima, le respect des droits fondamentaux pour toutes et tous.

 

La lettre mensuelle : Pourrais-tu  décrire la situation des migrants que vous aidez et les différentes actions que vous menez avec le Collectif?

 

CSM/XROUSSE : Aujourd'hui, nous nous concentrons sur le soutien aux mineurs isolés en recours : ces jeunes se présentant comme mineurs et dont la prise en charge est refusée par la Métropole qui, au terme d'une évaluation contestable (un simple entretien), met en doute leur minorité. Pendant la durée de leur recours en justice qui peut durer 6 mois à un an, les jeunes sont abandonnés des institutions, dans une zone grise du droit car « ni mineur, ni majeur », sans aucune ressource. Pourtant, une majorité d'entre elles et eux seront bien reconnus mineurs par la justice des enfants au terme de la procédure de recours.
Le Collectif revendique l'application du principe de présomption de minorité, comme le préconise la Défenseure des Droits, c'est à dire que ces jeunes soient considérés comme mineurs et pris en charge par la protection de l'enfance jusqu'à la fin de leur recours en justice.
C'est parce que la France ne respecte pas ce principe énoncé par la Convention Internationale des Droits de l'Enfant qu'elle a été condamnée à plusieurs reprises par l'ONU et la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH).
Depuis la fin de l'occupation de l'ancien collège en 2020, le Collectif a ouvert 4 squats, lieux d'hébergement pour les mineurs en recours, dont 3 sont aujourd'hui fermés et géré également deux lieux mis à disposition par les propriétaires, toujours dans des bâtiments vacants inutilisés depuis plusieurs années. Sur ces lieux, le Collectif achète la nourriture pour que les jeunes puissent préparer un repas collectif par jour, paye les fluides (énergie, eau) et les travaux éventuels pour entretenir les bâtiments, fournit les produits d'entretien (hygiène corporelle et ménagère) avec un peu d'aide de la Croix-Rouge, des crédits pour le téléphone,... Actuellement nous hébergeons ainsi 85 jeunes (60 garçons et 25 filles) dans deux lieux.
Malheureusement cela ne suffit pas pour héberger tous les jeunes (quelques centaines à Lyon) et depuis 3 ans, se constituent des campements de mineurs en recours dans la ville de Lyon, pour lesquels nous achetons les tentes, fournissons le minimum pour l'hygiène et l'équipement contre le froid, organisons les dons du voisinage sur place,...
Actuellement, 250 à 300 jeunes (sur)vivent au campement des Chartreux à la Croix-Rousse.

 

La lettre mensuelle : Pourrais-tu  apporter des précisions sur les coûts de revient des actions que vous menez ?

 

CSM/XR : Actuellement nous dépensons environ 6000 euros par mois pour l'accompagnement des presque 400 jeunes que nous soutenons. A titre d'exemple, une bouteille de gaz nous coûte 37 €, nous en achetons 3 par semaine pour le squat du Pa55age, une tente 2 places vaut 30 €, nous en achetons presqu'une cinquantaine par mois pour le campement, un sac de riz de 20 kilos nous coûte 28 €, nous en consommons 4 par semaine pour le Pa55age et un pour la maison des filles, cette semaine nous avons voté un budget de 700 euros pour acheter des bouillottes aux jeunes du campement,...
Nous ne touchons pas de subvention des institutions, tout est financé par la solidarité de particuliers (ou parfois d'organisations militantes comme la vôtre). Nous avons une cagnotte en ligne et nous organisons des fêtes et événements pour visibiliser la situation des jeunes et récolter des fonds, les dons déclarés peuvent faire l'objet de rescrits fiscaux..

 

La lettre mensuelle : Souhaites-tu ajouter quelque chose?

 

CSM/XROUSSE : Notre première banderole, déployée lors d 'une séance du conseil métropolitain disait « Nous ne ferons pas le travail à votre place ». 7 ans plus tard, nous faisons encore beaucoup trop à la place des institutions, mais nous militons toujours pour que celles-ci assument leurs responsabilités afin que nous puissions disparaître.
Il s'agit, à Lyon, de prendre en charge 300 à 400 jeunes qui ne souhaitent qu'aller à l'école, se former pour apprendre un métier et vivre parmi nous. Rien d'insurmontable à nos yeux pour une Métropole de 1,5 millions d'habitants.
Dans l'hexagone, nous estimons à 3500 le nombre de mineurs isolés « en recours » abandonnés des institutions. Pour accompagner 400 jeunes le Collectif Soutiens/Migrants Croix-Rousse  estime le besoin à 72.000€ par an soit 180€ par personne.

La lettre mensuelle vous remercie de ce temps d'interview, LA FEDERATION DU RHÔNE DE LA LIBRE PENSEE VOUS APPELLLE A SOUTENIR  FINANCIEREMENT LE COLLECTIF SOUTIENS/MIGRANTS CROIX-ROUSSE en cliquant sur  https://www.payasso.fr/librepensee69/doncomitemigrants

Les sommes collectées par la Libre Pensée du Rhône lui seront intégralement reversées.

2025 11 02 LA CRYPTE DES BROTTEAUX

Détails
Écrit par BRUYERE
Publication : 27 octobre 2025

A propos d’un article de France Info : La crypte des Brotteaux

 

            Les journalistes aiment bien parler de trumpisation des esprits, pour dissimuler que les fabricants d’idéologie bataillent dur et ferme pour inculquer les idées d’extrême droite, réactionnaires, dans les esprits. Nous en avons un bon exemple avec un article de France Info le 12/10 sur le soulèvement des monarchistes contre la République à Lyon en 1793.

            Après avoir restauré la statue de Louis XIV place Bellecour présentée comme un symbole lyonnais par le maire de Lyon et le président de la métropole, « l’air du temps » amène comme par hasard une émission de France Info qui nous parle d’un lieu de mémoire du « massacre des lyonnais » par la république en 1793, la crypte des Brotteaux.

            Les faits sont rapportés de façon apparemment objective, (interview d’ecclésiastiques), en fait très mensongère, puisqu’il est question de la reprise de la ville passée aux mains des monarchistes, par les troupes de la République, sans dire un mot de ce qu’il se passe à ce moment là dans le pays et en Europe. La contre-révolution à Lyon et partout en France tente d’abattre cette République qui a osé abolir les privilèges de la noblesse et du clergé, et proclamer les droits de l’homme et du citoyen qui sont désignés comme un crime contre Dieu par le pape.

            Il se trouve que Marcel Picquier, décédé l’an dernier, a écrit un livre sur Joseph Chalier, leader des sans culottes lyonnais de 1793, qui donne un aperçu complet clair et documenté de ces événements de Lyon. Il donne aussi une analyse des falsifications de l’Eglise répétées depuis , et que le reportage de France Info reprend intégralement. 

            Résumons: La lutte entre Girondins et Montagnards se crispe lorsque les Girondins cherchent à protéger le roi après son arrestation lors de sa fuite à Varennes. Les girondins engagent la guerre pour sauver le roi qui tourne au désastre après la trahison de certains généraux qui pactisent avec les troupes prussiennes et autrichiennes. C’est le signal de l’offensive tous azimuts contre la République , en Vendée, à Toulon, partout ou c’est possible.

            A Lyon la lutte entre les Montagnards et les Girondins est vive, et contrairement à Paris, ce sont les Girondins qui l’emportent, en organisant un coup de force. Ils procèdent à l’arrestation des Montagnards, de Chalier le leader des sans-culotte et du maire Bertrand. Chalier qui n’a jamais fait exécuter personne est guillotiné. Les girondins organisent une répression massive et toutes les forces monarchistes se précipitent à Lyon qui passe sous le contrôle du général monarchiste de Percy et du clergé réfractaire (la partie du clergé qui appelle à la guerre sainte contre la République). La Convention engagée dans la résistance face à l’invasion extérieure et à la guerre civile intérieure doit envoyer une armée pour reprendre Lyon, noeud stratégique entre Paris et le midi, les frontières de l’Est et l’Italie. Les combats font rage et se terminent par la défaite des monarchistes et du clergé.

            Quelques extraits du livre de Marcel Picquier sur joseph Chalier et ses amis: (éditeur: fédération départementale du Rhône de la Libre Pensée)

            La rebellión royaliste lyonnaise

            «  La rebellión  lyonnaise qui abat la municipalité jacobine est une coalition de contre-révolutionnaires, d’ex-révolutionnaires - feuillants ou girondins - de fabricants, de leurs commis et domestiques, de clercs, de négociants et banquiers satisfaits d’avoir conquis le pouvoir réel et de s’être appropriés les biens nationaux à très bon marché, en raison de la dépréciation des assignats. Il faut ajouter le clergé à cette liste; il avait ,certes, souffert de la confiscation de ses biens et de la Constitution civile du Clergé, mais à Lyon les liens étaient depuis toujours, étroits avec la bourgeoisie : d’ailleurs lorsque Linsolas, le vicaire général de l’Archevêque de Marbeuf, en exil, qui ne mettra jamais les pieds dans sa ville, sera emprisonné, le maire Vittet, pourtant futur élu à la Convention, le fera discrètement libérer. Et ce vicaire général jouera un rôle de premier plan dans la résistance royaliste à la Convention, grâce à la masse de manoeuvre de plusieurs milliers de prêtres réfractaires cachés à Lyon et très actifs (…)

            Le 29 mai, les rebelles rassemblés à Bellecour, sous la présidence de l’avocat Fréminville, un royaliste, organisent trois colonnes d’hommes armés. En empruntant les quais, ils marchent sur l’Hotel de ville qui tombera le soir même au prix de 45 morts et115 blessés.

            Chaliier et ses amis, dont le maire Bertrand, sont jetés en prison. La population ouvrière cherchera à défendre son leader: le 2 juillet, encore à l’instigation des sections du Gourguillon et de St Georges, une foule d’hommes et de femmes se dirige sur la prison de la Roanne en criant : Vive Marat, vive Chalier. Le procureur de la Commune met 10 000 hommes sous les armes, les forme en haie, braque un canon et désarme 200 citoyens environ. » (p 53-54)

            « Le 8 juillet le colonel de Précy, un royaliste notoire, est nommé général de l’armée lyonnaise. Il s’entoure d’officiers supérieurs royalistes bien connus, comme le marquis de Virieu en dépit du fait qu’il rentre d’émigration et s’est compromis par son royalisme ardent (…)

            Le 10 juillet , Lyon franchit le pas et se joint aux fédéralistes en envoyant à Bourges deux commissaires pour participer à la formation, contre la Convention, d’une autre assemblée nationale à Bourges. Le 16 juillet, Chalier est guillotiné. Les ponts sont rompus définitivement avec la Convention qui fait de Chalier, aux cotés de Marat poignardé le 13 juillet et Le Pelletier de Saint Fargeau, assassiné pour avoir voté la mort du roi, un martyr de la Révolution.

            Lé 2 octobre Couthon arrive à Lyon et  ordonne l‘attaque à outrance. Dans la nuit du 8 au 9 octobre, le général de Précy tente une sortie avec 700 hommes. Son arrière garde commandée par le marquis de Vireu est anéantie. Les effectifs de la colonne fondent rapidement sous les assauts des détachements de cavalerie et des paysans appelés aux armes par le tocsin contre les nobles de retour. De Précy disparait aux environs de Feurs. Il y aurait eu 50 survivants. Le 9 octobre la ville est prise. « ((p57-58)

            La répression

            « La répression fera officiellement 1876 victimes, fusillées ou mitraillées aux Brotteaux, guillotinées parce Bellecour ou place des Terreaux.

            Faut-il parler d’une répression barbare et aveugle? Non. Lyon n’était pas le seul lieu de la Nation où le sort de la République se jouait les armes à la main. Pour la Convention révolutionnaire et ses représentants en mission, la question, en ces mois de 1793, était de sauver la République attaquée de tous cotés et par la coalition réactionnaire de toute l’Europe ou de périr avec elle. Ce ne sont pas les révolutionnaires qui avaient commencé la guerre civile. Ils avaient à la gagner.

            C’est ici qu’il faut rappeler les paroles célèbres que Gracchus Babeuf qui venait d’assister aux scènes d’émeutes joyeuses mais sanglantes du 14 juillet 1789, adresse le même jour à sa femme: « Oh que cette joie me faisait mal ! J’étais tout à la fois satisfait et mécontent. Je disais tant mieux et tant pis. Je comprend que le peuple fasse justice, j’approuve cette justice lorsqu’elle est satisfaite par l’anéantissent des coupables, mais pourrait-elle aujourd’hui n’être pas cruelle? Les supplices en tout genre, l’écartèlement, la torture, la roue, les buchers, le fouet, les gibets, les boureaux multipliés partout, nous ont fait de si mauvaises moeurs! Les maitres au lieu de nous policer nous ont fait barbares, parce qu’ils le sont eux-mêmes. Ils récoltent et récolteront ce qu’ils ont semé car tout cela ma pauvre femme, aura ce qu’il parait des suites terribles : nous n’en sommes qu’au début. »

            La commission de Justice Militaire, nommée par Couthon qui jugea les rebelles pris les armes à la main siégea jusqu’au 28 novembre et prononça 106 condamnations sur 156 jugements… A partir du 30 octobre, Fouché et Collot d’Herbois succèdent à Couthon et accélèrent la répression … Cette juridiction est responsable de 1684 condamnations à mort. » (p64-65)

            La Défense de la cause royale

            M Picquier donne ensuite une analyse détaillée des catégories sociales frappées par la répression, car l’Eglise a soutenue que les victimes « exerçaient d’humbles métiers ». Si des petites gens ont été frappées, pour l’essentiel ce sont les nobles, les membres du clergé et la bourgeoisie qui ont été  condamnées, pour leur participation à la contre révolution et non pour leurs opinions religieuses. Ce qui est aussi dissimulé par les historiens de l’Eglise c’est la terreur blanche après Thermidor. Nous renvoyons à l’ouvrage sur Chalier pour suivre cette répression occultée. Puis à partir de 1819, un monument est édifié « A la gloire de Dieu, A la mémoire des victimes du siège de Lyon, 1793 ». En tête des souscripteurs figuraient les noms du comte d’Artois (futur Charles X), du duc et de la duchesse d’Angoulême. Puis une crypte dans l’Eglise des Brotteaux a recueilli les ossements des « martyrs » du siège « pour transmettre à la postérité le souvenir du siège mémorable qu’a soutenue la ville de Lyon pour la défense de la cause royale »

            C’est en 1969 qu’un maire de Lyon Louis Pradel fit adopter un financement pour cette chapelle. Le 4 avril 1987, le Duc d’Anjou, ainé de la maison de Bourbon, est venu s’incliner et déposer une gerbe devant l’ossuaire.

           

           

            On remarque dans le reportage de France Info, un appel des ecclésiastiques pour que les familles recherchent dans leurs ancêtres, s’il n’y aurait pas une victime de la répression , autrement dit une victime de la République. Vieille tactique , quand elle est discréditée l’Eglise prétend être persécutée.

            L’Eglise catholique à Lyon se trouve en grande difficulté du fait des scandales particulièrement nombreux. Face aux victimes des prêtres pédophiles couverts par le cardinal Barbarin, aux révélations stupéfiantes par les dominicains eux-mêmes de la gravité des viols commis par les frères Dominique et Thomas Philippe (communauté St Jean), après la chute de l’abbé Pierre de son piédestal sur le grand mur peint des grands hommes lyonnais, il faut bien restaurer l’image de l’Eglise. Mais est-ce le rôle du service public, en principe laïque, de servir cette triste opération?

             Pourquoi France Info ne donne-t- pas la parole aux victimes actuelles de l’Eglise à Lyon?         

2025 10 05 MEETING CONTRE LA GUERRE

Détails
Écrit par BRUYERE
Publication : 15 septembre 2025

MEETING INTERNATIONAL CONTRE LA GUERRE !

 

La fédération du Rhône se retrouvant totalement dans l’appel lancé pour le meeting international contre la guerre le 5 octobre 2025 au Dôme de Paris (de même que la fédération nationale de la Libre Pensée), nous choisissons de reproduire l’appel qui a été lancé et auquel ont répondu de nombreux responsables syndicaux et pacifistes européens, dont vous trouverez la liste sur le site « Meeting international contre la guerre ».

« Pas un centime, pas une arme, pas une vie pour la guerre ! »

Les dirigeants européens préparent la guerre. Un vaste programme de réarmement est en cours. Et c’est à la classe ouvrière qu’ils vont demander de payer le prix de leurs armes et de leurs guerres, par les impôts, par les coupes dans nos prestations sociales, par la baisse de notre niveau de vie, ainsi que par notre sang et notre sueur.
L’ordre établi après la Seconde Guerre mondiale se désintègre – politiquement, financièrement et militairement. Nous faisons face à de multiples crises qui s’aggravent : celle du capitalisme lui-même, qui met en danger l’avenir même de l’humanité ; l’effondrement écologique imminent ; et le risque croissant d’une guerre mondiale, voire d’une guerre nucléaire. Ces problèmes ne sont pas nouveaux, mais ils sont amplifiés par le second mandat de Trump et par la montée de l’extrême droite en Europe.
C’est pourquoi des militants, des syndicalistes et des démocrates de toute l’Europe lancent cet appel à s’unir contre la guerre et contre les dépenses militaires, et à rejeter l’exigence des gouvernements européens de soutenir leurs politiques brutales et destructrices au nom d’une prétendue « union nationale ». Il s’agit là d’un patriotisme factice. Ces guerres ne sont pas les nôtres. Nous ne les paierons pas ! Nous ne mourrons pas pour elles !
Comme le disait l’écrivain français Anatole France au moment de la Première Guerre mondiale : « On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels ». Des millions de personnes sont mortes à cette époque, et c’est ce qui se reproduira si nous ne mettons pas fin à ce bellicisme et au réarmement.
La classe dirigeante européenne mène déjà une guerre par procuration en Ukraine et soutient le génocide israélien contre le peuple palestinien.
Voici les faits :
• un million de morts et de blessés, des deux côtés, en Ukraine et en Russie ;
• des dizaines de milliers de morts et de blessés en Palestine, dans la tentative de génocide et de nettoyage ethnique de toute la population.
Les principaux bénéficiaires sont les fabricants d’armes et ceux qui profiteront de l’exploitation des ressources de la Palestine et de l’Ukraine. Mais nous ne soutiendrons pas cette exploitation.
Nous disons :
• NON à la guerre et aux attaques contre les acquis sociaux !
• NON aux budgets de guerre et aux fauteurs de guerre !
• NON aux politiques de guerre, d’où qu’elles viennent !
•
Nous appelons à l’unité des peuples d’Europe, à la paix et non à la guerre ; à la justice et à l’égalité et non à l’exploitation : « Pas un centime, pas une arme, pas une vie pour la guerre ! »

  1. Inauguration de la plaque pour la Commune de Lyon le 28 aout 2025
  2. 2025 09 15 LP69 SOLIDAIRE UJFP
  3. 2025 10 11 CONFERENCE AILP LYON MUTUALITE
  4. 2025 08 28 PLAQUE COMMUNE
  5. 2025 05 05 SOUSCRIPTION PLAQUE COMMUNE

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